Un autre regard sur l’information !

Le converti du Pape et les œfaucons du Saint-Siège

Qu’il le veuille ou non, le Pape Benoît XVI a placé Pâques sous le signe de la provocation. En acceptant la mise en scène médiatisée du baptême d’un journaliste égyptien qui a renié durement l’islam, il confirme de la sorte une conception pour le moins particulière du dialogue inter- religieux,dans la lignée même de son discours de Ratisbonne en 2006. D’autant que notre enquête sur les coulisses de cette cérémonie montre les agissements des « Faucons du Saint Siège » en faveur desquels le Pape a finalement tranché.

Le baptême d’un journaliste très connu d’origine égyptienne lors de la nuit de Pâques par Benoît XVI a suscité bien des critiques et des controverses. D’autant plus, que Magdi Allam, a renié l’islam et l’a critiqué en des termes que l’on peut légitimement juger pour le moins sévères. Et que le pape n’a pas écouté les conseils de prudence en la matière…

On le sait, l’islam n’admet pas l’apostasie et le changement de religion. La médiatisation de cette conversion et du baptême conféré constitue de fait, dans le contexte d’un dialogue interreligieux déjà  épineux et fragile, une véritable provocation. Le directeur du quotidien du Vatican, l' »Osservatore Romano », l’historien Giovanni Maria Rian, dont on sait qu’il est proche de la ligne intransigeante défendue en Italie par le cardinal Camillo Ruini, a consacré son éditorial à  cet évènement sous le titre suggestif « Liberté religieuse et dialogue ». […]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

À la une

L’Avent : l’art de croire autrement

Le livre du Canadien québécois Yves St-Arnaud1, que Golias Hebdo vous présente cette semaine au travers d’une substantielle interview, s’inscrit dans le courant des chrétiens d’ouverture. Depuis plusieurs décennies, ces derniers ont commencé à inscrire en France, dans la voie

Lire la suite »
À la une

Les défis de l’ère post-carbone

La préface posthume du pape François Quand le bien est rejoint par la beauté alors s’impose le devoir de l’accomplir. Telle est la première pensée qui m’est venue après avoir lu ce beau dialogue entre Carlo Petrini, que je connais

Lire la suite »
Follow us on Social Media