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Terre promise à  partager

Il y a plus de 60 ans, en 1947, l’ONU décidait d’un partage de la Palestine en deux à‰tats, l’un juif et l’autre arabe. L’à‰tat juif qui a chassé les Arabes de son territoire a toujours refusé de les accueillir de nouveau, allant ainsi à  l’encontre des injonctions de la communauté internationale. Une question qui bloque encore actuellement les négociations de paix et qui pourrait laisser place dans un futur proche à  un nouveau nettoyage ethnique.

Le déséquilibre des forces entre Juifs et Arabes fut toujours favorable aux premiers. D’abord, parce que le mouvement national palestinien avait été brisé par les Britanniques lors de la grande révolte arabe de 1936-39. Des violences éclatèrent bien après l’annonce du plan de partage voté par l’ONU, mais aucun mouvement ne put s’organiser réellement. Quelques milliers de volontaires arabes, mal armés d’ailleurs, affluèrent en Palestine, des bandes se contentèrent le plus souvent d’attaquer
des véhicules juifs et de couper les routes ; mais les villages arabes ne bougèrent pas et certains avaient même conclu des accords de non-agression avec les implantations juives proches.

Quant aux à‰tats arabes voisins, ils venaient d’accéder à  l’indépendance et avaient donc nombre de problèmes internes à  résoudre ; ils attendirent la mi-mai et la proclamation de l’à‰tat d’Israà«l pour se décider à  intervenir militairement. Avec quelles armées ? Un total de 50.000 hommes, et trois commandements séparés, en face d’une armée israélienne de 80.000 hommes beaucoup mieux armés et préparés depuis de longs mois. Mais surtout, la principale force arabe, la Légion arabe du roi de Jordanie se contenta de défendre la vieille ville de Jérusalem et la Cisjordanie. En effet, Golda Meir avait conclu, le 13 mai 1948, un accord secret avec le roi de Jordanie : la Légion arabe limita sa participation à  la guerre et Israà«l acceptait l’annexion de la Cisjordanie par la Jordanie ! La jeune armée israélienne n’eut donc guère de difficultés à  vaincre ses adversaires arabes et à  mener, en même temps, une opération moins glorieuse.

Les nouveaux historiens israéliens ont surtout dévoilé un fait majeur : l’attitude sioniste à  l’égard de la population palestinienne. […]

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