Un autre regard sur l’information !

Bolivie : menaces de guerre civile

La Bolivie est de plus en plus directement menacée par l’embrasement. La tension est à  son comble
désormais entre ceux qui soutiennent le gouvernement de gauche d’Evo Moralès et les opposants de droite majoritaires dans la région de Santa Cruz.

Un référendum entaché d’illégitimité s’était tenu dans la Province de Santa Cruz en vue de son autonomie : plus riche que les autres, cette province, dominée par les grandes fortunes des hydrocarbures est hostile à  la politique nationale; lors même que le gouvernement national est menacé d’être renversé par des tentatives qui se succèdent de déstabilisation. Les mouvements d’origine indigène dénoncent en tout cas cette volonté autonomiste, qui servirait selon eux la minorité oligarchique et ploutocratique du pays. Il était bien entendu prévisible que les réformes économiques et constitutionnelles mises en oeuvre par la majorité présidentielle rencontrent de vives résistances au sein des élites économiques créoles du croissant est du pays qui concentre les principales richesses du pays. Ces dernières ont, depuis le début des années 2000, traduit leur opposition au pouvoir central par des revendications autonomistes voire sécessionnistes, portées par un ensemble d’organisations dont le Comité civique de Santa Cruz est l’une des plus actives. Les préfets élus des départements de Santa Cruz, Beni et Pando soutiennent ce mouvement pour une autonomie élargie. En réponse à  ces contestations, le président Morales décida de remettre son mandat en jeu lors d’un référendum qui se tint le 10 aoà»t 2008. Morales gagna le référendum le dix Aoà»t 2008 avec 60% des voix, mais le résultat est contesté: des fraudes électorales dà» aux membres de son parti seraient en cause. La situation est particulièrement trouble et explosive; la polémique est indignement alimentée par ceux qui veulent faire tomber Moralès lequel est gênant pour leurs intérêts économiques. Comme souvent dans ce genre de circonstances, l’épiscopat semble surtout vouloir retirer ses marrons du feu. Le Nonce Apostolique, Mgr Luciano Suriani, est considéré comme un espoir du corps diplomatique du Vatican et il semble s’aligner sur la ligne conservatrice du Vatican. Quant au cardinal Terrazas, archevêque de Santa Cruz, certes impliqué en tant qu’il est le pasteur de l’Eglise locale qui justement revendique une plus large autonomie, il se montre très décevant par sa prise de position hostile à  Moralès qui lui vaut les plus vives critiques de sa base ecclésiale pour sa connivence avec les grandes fortunes contre les plus modestes et les exclus.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

À la suite de Jean ?

Année A. 2ème Dimanche de l’Avent, Mt 3, 1-12 Une soudure tardive entre deux personnages Des éléments dont nous disposons sur le personnage de Jean le Baptiste (peu précis et parfois contradictoires), il ressort que Jean et Jésus sont vraisemblablement

Lire la suite »

Euphémie

C’est une tendance naturelle de l’esprit humain, qui ne se satisfait pas de la vision normale, factuelle des choses, qu’elle recouvre pour s’en protéger d’un voile embellissant. Mais cette intention consolatrice ne doit pas faire oublier la falsification du réel,

Lire la suite »
Europe

Europe : l’immigration inéluctable

Selon les projections officielles d’Eurostat, la population de l’Union européenne diminuera d’environ 9 % d’ici à 2050 par rapport à 2025 si les migrations cessent totalement. Le déclin devrait se poursuivre au cours des décennies suivantes, pour atteindre 23 %

Lire la suite »
Economie

Le monde des petites fermes en crise

Selon Terre de liens, 40 000 petites fermes ont disparu en France ces trois dernières années. La cartographie établie traduit « un véritable plan social à bas bruit » selon Coline Sovran, chargée de plaidoyer de l’association. Ce qui favorise

Lire la suite »
Inégalités

Trente ans de fabrication de la pauvreté

Le Secours catholique décrit l’intensification de la pauvreté en France dans son 30e rapport sur la question. Celle-ci frappe d’abord les mères seules, les enfants, les ressortissants étrangers et les malades. Le résultat de politiques qui fabriquent cette pauvreté. Pour

Lire la suite »
Follow us on Social Media