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Ces commandements que nous aimerions discuter

Ne pas maltraiter les étrangers, d’accord mais il y a  » étranger  » et
 » étranger « , certains sont proches de nous, ils professent notre religion. Mais celles et ceux qui veulent leur mosquée, que l’on dit agresseurs et violents¦

Les généralisations sont tellement faciles, alors que notre pays est métissé, divers, ouvert, attaché à  une culture commune de laïcité et de bienveillance à  l’égard de toutes les différences et sensibilités¦ Bien sà»r qu’il ne vient à  personne aujourd’hui l’idée de maltraiter les veuves et les enfants¦ Au contraire, nous les plaignons et voudrions leur venir en aide¦ Resitué par le contexte le commandement vise plus largement tous les pauvres et exclus de nos sociétés:  » vous n’accablerez pas les mendiants, les exclus, les chômeurs etc. « . Bon, mais soyons réalistes, c’est un peu de leur faute s’ils sont dans ces situations d’exclusion et de chômage. Si tu prêtes, fais-le sans intérêt¦ tout de même il ne faut pas prendre de tels propos à  la lettre. Il convient pour le moins de tenir compte de l’inflation. Au reste, déposer en banque cet argent rapporte ne serait-ce que le taux d’un  » livret populaire ». Demander un intérêt sur l’argent prêté n’est pas automatiquement usuraire, même les organismes qui  » font crédit aux pauvres  » imposent de petites marges. Soit, mais quel taux serait le nôtre ? Aujourd’hui non plus il ne viendrait à  personne l’idée de prendre en gage un manteau ou les habits de son débiteur. Adapté à  notre culture et à  notre modernité, le manteau devient le logement loué dont le loyer n’est pas payé, la maison ou la voiture donnée en gage, et que nous sommes en droit de saisir et vendre. Appliquer avec souplesse et tempérance : nos droits légitimes, ne pas mettre à  la rue en plein hiver¦

Sommes nous prêts à  transiger, à  imposer des limites à  nos droits ? Ces paroles que nous aimerions discuter, ne se discute pas. Ne pas maltraiter les étrangers y compris en rumeurs et propos malveillants. Ne pas accabler celles et ceux qui s’en sortent mal, qui se trouvent exclus, sans travail. Lorsque l’on prête, ne pas faire  » de profits  » sur le dos de nos frères. Lorsque nous réclamons nos droits, laisser à  nos débiteurs le minimum vital. Le Seigneur ne se porte pas garant des droits que nous nous sommes donnés sur les autres hommes. Nous avons des droits de nationalité, de familles composées ou recomposées, d’honnêtes prêteurs, de propriétaires qui ne roulent pas sur l’or¦ Ces droits, nous sommes bien  » obligés  » à  certains moments de les défendre¦

Le Seigneur ne serait-il pas aussi un peu de notre côté ? La question est sans réponse : nous sommes laissés à  l’autonomie de nos organisations sociales, juridiques, économiques. Les voies normales seraient donc : renvois des sans-papiers, structures d’assistance sociale, commissions de surendettement,  » justice  » des tribunaux ?¦  » S’ils crient vers moi, je les écouterai car moi je suis compatissant ! « .

Jean Doussal

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