Un autre regard sur l’information !

La Sagesse est-elle à  ce point désirable ?

Avec qui, fait-il donc bon vivre ? Si la bande de copains n’est formée que d’amis très sages, l’ambiance sera-t-elle festive ? Dans la troupe un peu de folie et une bonne pincée d’insouciance, sont de bons ingrédients pour des équipes soudées et performantes. Au fond de nous, il n’est pas sà»r que nous partagions les rigueurs de l’époux courroucé fermant la porte aux jeunes filles imprévoyantes¦ N’auraient-elles pas re-dynamisé la soirée en racontant leur quête d’huiles à  brà»ler, leurs aventures et mésaventures ? Quelle rigolade si l’époux n’avait pas été si susceptible, et leur avait ouvert la porte !

Est-ce qu’il n’est pas fait reproche aux croyants de n’être pas assez exubérants, joyeux, d’être plutôt  » coincés « . La première lecture exalte la quête d’une Sagesse personnifiée. Elle garantit à  ses adeptes la perfection de l’intelligence, la pertinence des actions et points de vue, l’appartenance à  une élite de gens sélectionnés et choisis.

Voici donc le croyant accaparé par ses recherches intellectuelles,  » saintement  » joyeux, étranger aux jours de folie et d’ébriété. Sa place est dans un monastère. Nous admirons mais nous préférons le commerce des gens ordinaires, de celles et ceux qui ne se prennent pas la tête, qui partagent simplement nos conditions d’hommes et de femmes de notre monde, les joies familiales, les fêtes de quartier, la vie simplement la vie.

 » Je suis moi aussi un homme mortel « . L’auteur prête à  Salomon le Sage les paroles de son livre. Un roi joyeux et festif, bien dans la vie¦ bien dans ses baskets ! Cet homme formule une seule demande, et l’esprit de Sagesse est venu à  lui, l’accompagnant désormais. Il a fait au Seigneur cette unique supplique, et tous les autres biens lui ont été dispensés. La reine de Saba en a été éblouie, subjuguée. La rencontre a été fêtée, la joie était à  son comble. Car la Sagesse est tout à  la fois unique, multiple, subtile, mobile¦ indépendante, bienfaisante, amie de l’homme (7,22).

La Sagesse est amie de l’homme, nous avions déjà  débattu de la formule un dimanche de cet été. Elle ne nous empêche pas de vivre, elle n’est pas rabat joie. A celui qui la cherche elle suggère l’amour de Dieu et des hommes. Yalla, Soeur Emmanuelle !

Jean Doussal

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