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Open space : l’esclavagisme des temps modernes

Convivial, l’espace de bureaux ouverts ? Promus par le développement de la polyvalence et surtout par la volonté de réduire le nombre de mètres carrés utilisés, les open spaces sont le plus souvent générateurs de nuisances physiques et de tensions relationnelles. Et encore, les objectifs de rentabilité ne sont-ils pas clairement établis.

Open space, dans le jargon anglophone, un œespace ouvert qui désigne une organisation du milieu de travail en zone d’échange libre. Ou pour être plus précis, un plateau composé de bureaux non séparés les uns des autres. Tous les collaborateurs sont rassemblés dans une pièce unique œpour favoriser la communication et la convivialité. Bref, c’est la révolution du décloisonnement. Mais qu’en est-il réellement de ce modèle d’aménagement des espaces, en vogue depuis les années 80 o๠ils succèdent peu à  peu aux petits bureaux individuels ou partagés ?

A dix ou vingt personnes dans un open space, parfois jusqu’à  soixante-dix ou quatre-vingts, les dérapages sont inévitables. Nuisances sonores et visuelles, absence de confidentialité, tensions relationnelles… Améliorer la communication ? Tout le monde parle plus fort, car personne ne s’entend, et chacun dérange son voisin lorsqu’il téléphone. Et on ne parle pas des toux, éternuements et autres microbes baladeurs. Seuls les plus solides sont appelés à  survivre dans cet univers impitoyable.

Un travail à  la chaine nouvelle version

Deux personnes assises à  quelques mètres l’une de l’autre communiqueront-elles mieux que si elles devaient se rendre dans le bureau de l’autre ? La traduction spatiale de la réorganisation des services et l’intensification des synergies, pour reprendre un langage pompeux et hautement technocratique, un leurre qui cache une autre réalité : la volonté de réduire le nombre de mètres carrés, et diminuer les coà»ts et satisfaire au mieux les actionnaires. Et sans doute un autre aspect plus feutré, mais non moins incisif, qui vise à  briser individualisme et véritable réflexion commune qui pourrait déboucher sur une contestation. Ce qui est particulièrement mal venu dans le monde des affaires. […]

Lire l’article complet in Golias hebdo n°64

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