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	Commentaires sur : De l&#8217;urgence aujourd&#8217;hui de Ré-enchanter le christianisme	</title>
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	<description>L&#039;empêcheur de croire en rond</description>
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		Par : Pierre Locher		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre Locher]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2009 18:28:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[&lt;strong&gt;Ré-enchanter le christianisme ou penser la foi chétienne ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Repenser le christianisme ou le ré-enchanter ? Penser le christianisme pour les hommes d&#039;aujourd&#039;hui, ce serait déjà  pas mal, ou , mieux, penser la foi chrétienne - le christianisme est un &quot;isme&quot; comme les autres, au mieux un système, au pire une idéologie.

En premier lieu, c&#039;est d&#039;un langage pour aujourd&#039;hui dont nous avons besoin. Quantités de mots ne veulent plus rien dire pour nos contemporains : sans parler du fameux &quot;transsubstantiation&quot; , les notions de rédemption, salut, incarnation, même création ont perdu toute intelligibilité. Il nous faut redonner du sens à  tout ce vocabulaire, quitte à  en changer. Quelqu&#039;un comme Bruno LATOUR a soulevé ce problème dans son livre &quot;Jubiler ou les tourments de la parole religieuse&quot;.Les mots s&#039;usent, il nous faut les renouveler pour dire la foi chrétienne d&#039;aujourd&#039;hui et...éviter de répéter des formules tel un perroquet : la langue de buis a déjà  fait assez de mal !

Mais renouveler le langage ne suffira pas si l&#039;on en reste à  une théologie d&#039;avant Vatican I, j&#039;exagère à  peine. Comme je l&#039;ai dit plus haut, des conceptions théologiques très contestables voire rétrogrades persistent chez bon nombre de chrétiens, y compris chez ceux qui se disent progressistes. La faute à  qui ? je n&#039;ai pas de tête de Turc à  vous proposer - peut-être un certain catéchisme - , mais disons que la recherche théologique de ces 50 dernières années n&#039;a pas atteint le peuple chrétien, et on continue à  entendre parler , sur Golias comme ailleurs, de paradis et d&#039;enfer...enfantillages, pardonnez-moi ! La &quot;théologie du plombier&quot; a toujours cours (Jésus est venu &quot;réparer&quot;...ce qu&#039;Adam avait cassé !!!)

Je ne dis pas que les CONGAR, les URS von BALTHASAR, les RAHNER , les CHENU , les de LUBAC, etc. n&#039;ont servi à  rien, ils ont permis d&#039;assurer les bases théoriques des textes adoptés à  Vatican II. Mais de quoi a discuté et qu&#039;a décidé ce concile, lorsqu&#039;on y regarde d&#039;un peu près ? En gros, de liturgie, de lecture et interprétation des textes saints et des rapports de l&#039;église et du monde. Je ne dis pas que ce n&#039;était pas important - le texte sur nos rapports au judaïsme me parait fondamental - , mais de théologie au sens propre, très peu.

Or ce travail théologique commencé au début du 20éme siècle (TEILHARD en est une des grandes figures, même s&#039;il a été très mal compris) a continué en souterrain après Vatican II, je dis en souterrain, pas en franc-tireur, tel des racines qui continuent à  se propager, mais dont on ne voit rien - ou presque - à  la surface. Quand je dis théologie, je ne parle pas forcément de théologie universitaire ou de théologie spéculative, mais de théologie au sens étymologique, c&#039;est-à -dire : parler de Dieu, de son mystère, de son rapport à  l&#039;homme et de ce que cela implique dans le rapport entre les hommes.

Quand je disais qu&#039;il était inutile de reconstruire le christianisme à  partir de zéro, cela voulait dire aussi que ce travail théologique souterrain ne doit pas être négligé, il y a eu de nombreux théologiens tels que je les définit depuis Vatican II, mais ils sont peu connus ou peu lus : certains nous ont quitté, d&#039;autres sont relativement jeunes, il y a des hommes, mais aussi des femmes, certains sont plus accessibles que d&#039;autres, certains écrivent peu, d&#039;autres beaucoup plus, mais tous et toutes vont dans le même sens : parler du Dieu de Jésus aux hommes d&#039;aujourd&#039;hui. Chacun peut trouver ceux qui entrent le mieux en consonance avec sa sensibilité, je ne citerai que ceux qui m&#039;ont fait avancer - et qui continuent à  me faire avancer - : Pierre GANNE, Adolphe GESCHà‰, Joseph MOINGT, Chistoph THEOBALD, Véronique MARGRON, Paul BEAUCHAMP (plus bibliste), Marie-Christine BERNARD, Bernard FEILLET, Jean-Marie PLOUX, Maurice BELLET, Bernard SESBOUE, Robert SCHOLTUS et j&#039;en oublie certainement.

Pour finir, je vous soumets un chalenge, comme on dit. Si, au lieu de vous contenter d&#039;appeler à  repenser le christianisme vous appeliez à  un nouveau concile, mais un concile théologique - comme ceux des premiers siècles - , çà  aurait peut-être une autre allure, vous ne trouvez pas ? aller vers Vatican III, chiche ? un concile sous la pression des chrétiens &quot;d&#039;en bas&quot;, un concile à  la demande du peuple de Dieu - enfin une petite partie -, çà  ne vous tente pas ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ré-enchanter le christianisme ou penser la foi chétienne ?</strong><br />Repenser le christianisme ou le ré-enchanter ? Penser le christianisme pour les hommes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, ce serait déjà  pas mal, ou , mieux, penser la foi chrétienne &#8211; le christianisme est un « isme » comme les autres, au mieux un système, au pire une idéologie.</p>
<p>En premier lieu, c&rsquo;est d&rsquo;un langage pour aujourd&rsquo;hui dont nous avons besoin. Quantités de mots ne veulent plus rien dire pour nos contemporains : sans parler du fameux « transsubstantiation » , les notions de rédemption, salut, incarnation, même création ont perdu toute intelligibilité. Il nous faut redonner du sens à  tout ce vocabulaire, quitte à  en changer. Quelqu&rsquo;un comme Bruno LATOUR a soulevé ce problème dans son livre « Jubiler ou les tourments de la parole religieuse ».Les mots s&rsquo;usent, il nous faut les renouveler pour dire la foi chrétienne d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et&#8230;éviter de répéter des formules tel un perroquet : la langue de buis a déjà  fait assez de mal !</p>
<p>Mais renouveler le langage ne suffira pas si l&rsquo;on en reste à  une théologie d&rsquo;avant Vatican I, j&rsquo;exagère à  peine. Comme je l&rsquo;ai dit plus haut, des conceptions théologiques très contestables voire rétrogrades persistent chez bon nombre de chrétiens, y compris chez ceux qui se disent progressistes. La faute à  qui ? je n&rsquo;ai pas de tête de Turc à  vous proposer &#8211; peut-être un certain catéchisme &#8211; , mais disons que la recherche théologique de ces 50 dernières années n&rsquo;a pas atteint le peuple chrétien, et on continue à  entendre parler , sur Golias comme ailleurs, de paradis et d&rsquo;enfer&#8230;enfantillages, pardonnez-moi ! La « théologie du plombier » a toujours cours (Jésus est venu « réparer »&#8230;ce qu&rsquo;Adam avait cassé !!!)</p>
<p>Je ne dis pas que les CONGAR, les URS von BALTHASAR, les RAHNER , les CHENU , les de LUBAC, etc. n&rsquo;ont servi à  rien, ils ont permis d&rsquo;assurer les bases théoriques des textes adoptés à  Vatican II. Mais de quoi a discuté et qu&rsquo;a décidé ce concile, lorsqu&rsquo;on y regarde d&rsquo;un peu près ? En gros, de liturgie, de lecture et interprétation des textes saints et des rapports de l&rsquo;église et du monde. Je ne dis pas que ce n&rsquo;était pas important &#8211; le texte sur nos rapports au judaïsme me parait fondamental &#8211; , mais de théologie au sens propre, très peu.</p>
<p>Or ce travail théologique commencé au début du 20éme siècle (TEILHARD en est une des grandes figures, même s&rsquo;il a été très mal compris) a continué en souterrain après Vatican II, je dis en souterrain, pas en franc-tireur, tel des racines qui continuent à  se propager, mais dont on ne voit rien &#8211; ou presque &#8211; à  la surface. Quand je dis théologie, je ne parle pas forcément de théologie universitaire ou de théologie spéculative, mais de théologie au sens étymologique, c&rsquo;est-à -dire : parler de Dieu, de son mystère, de son rapport à  l&rsquo;homme et de ce que cela implique dans le rapport entre les hommes.</p>
<p>Quand je disais qu&rsquo;il était inutile de reconstruire le christianisme à  partir de zéro, cela voulait dire aussi que ce travail théologique souterrain ne doit pas être négligé, il y a eu de nombreux théologiens tels que je les définit depuis Vatican II, mais ils sont peu connus ou peu lus : certains nous ont quitté, d&rsquo;autres sont relativement jeunes, il y a des hommes, mais aussi des femmes, certains sont plus accessibles que d&rsquo;autres, certains écrivent peu, d&rsquo;autres beaucoup plus, mais tous et toutes vont dans le même sens : parler du Dieu de Jésus aux hommes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Chacun peut trouver ceux qui entrent le mieux en consonance avec sa sensibilité, je ne citerai que ceux qui m&rsquo;ont fait avancer &#8211; et qui continuent à  me faire avancer &#8211; : Pierre GANNE, Adolphe GESCHà‰, Joseph MOINGT, Chistoph THEOBALD, Véronique MARGRON, Paul BEAUCHAMP (plus bibliste), Marie-Christine BERNARD, Bernard FEILLET, Jean-Marie PLOUX, Maurice BELLET, Bernard SESBOUE, Robert SCHOLTUS et j&rsquo;en oublie certainement.</p>
<p>Pour finir, je vous soumets un chalenge, comme on dit. Si, au lieu de vous contenter d&rsquo;appeler à  repenser le christianisme vous appeliez à  un nouveau concile, mais un concile théologique &#8211; comme ceux des premiers siècles &#8211; , çà  aurait peut-être une autre allure, vous ne trouvez pas ? aller vers Vatican III, chiche ? un concile sous la pression des chrétiens « d&rsquo;en bas », un concile à  la demande du peuple de Dieu &#8211; enfin une petite partie -, çà  ne vous tente pas ?</p>
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