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FMI : Christine Lagarde « rapprochée » du capital financier

Christine Lagarde n’est pas encore officiellement candidate mais apparaît déjà comme la mieux placée pour la candidature européenne.
La course à la succession de Dominique Strauss-Kahn, « empêché », est officiellement ouverte.

Christine Lagarde apparaît déjà comme la mieux placée comme candidate, présentée par l’Union européenne.

En effet, toute sa carrière s’est développée au coeur même du capital financier :

Si à deux reprises, Christine Lagarde tente, sans succès, d’intégrer l’École nationale d’administration, en 1981, elle devient cependant avocate au barreau de Paris.

Elle rejoint le bureau parisien du cabinet d’avocats Baker & McKenzie, un des premiers cabinets d’avocats mondiaux (4600 collaborateurs dans 35 pays) dont elle gravira tous les échelons en 25 ans de carrière : associée du bureau parisien en 1987, associée gérante en 1991, membre du comité exécutif mondial à Chicago en 1995 et présidente de ce comité en 1999, la première femme à le devenir.

Elle occupera ce poste jusqu’en 2004

De 1995 à 2002, elle est membre du think tank Center for Strategic and International Studies (CSIS), au sein duquel elle coprésidait avec Zbigniew Brzezinski

En 2003, elle est également devenue membre de la Commission pour l’élargissement de la communauté euro-atlantique.

En avril 2005, elle entre au conseil de surveillance de la multinationale néerlandaise ING Group, une des principales sociétés financières au monde, place qu’elle a quittée avant de devenir ministre déléguée, puis ministre des Finances de Nicolas Sarkozy.

Dévote du « Wall Street English », elle l’impose dans son ministère comme première langue de communication au détriment du français, en dépit de la législation en vigueur.

Ainsi, Christine Lagarde donne « toutes garanties » au capitalisme financier international, dans les fonctions qui lui ont été dévolues, aux Etats-Unis, puis en France et, peut-être, demain, à la tête du FMI

Christine Lagarde est donc, naturellement, soutenue par la « France », « l’Allemagne » et la « Grande-Bretagne », comme candidate potentielle, à la tête de l’instrument de domination du monde par le Capital.

Ses chances se sont encore renforcées ce week-end depuis que les ministres allemand et britannique des Finances, Wolfgang Schäuble et George Osborne, l’ont adoubée. «Si Christine Lagarde se décidait à être candidate, l’Europe aurait les meilleures chances d’occuper à nouveau ce poste», a déclaré le premier. «Du point de vue du mérite, je crois que Christine (Lagarde) est la candidate évidente pour le FMI, et c’est pourquoi la Grande-Bretagne va la soutenir», a déclaré le second.

Si, en plus du CAC 4O, la place financière de Francfort et la City adoubent l’hôte de Bercy, celle-ci, forte de l’appui de BusinessEurope, a des chances de succéder à DSK.
Avec même la bénédiction du parti de celui-ci !

En effet, Martine Aubry, première secrétaire du PS ,a déclaré : « la candidature de Christine Lagarde à la direction du FMI, qui serait une très bonne chose pour notre pays et pour l’Europe ».

Quant à François Hollande, il s’est prononcé, lui-aussi, pour Christine Lagarde, « pas en tant que Français, mais comme Européen » !

Certains croyaient naïvement que le Parti socialiste combattait la politique économique de Christine Lagarde, ministre des Finances de Nicolas Sarkozy…En fait, le positionnement électoral est une chose, la politique en est une autre.

La réalité, c’est que Lagarde, Sarkozy et Aubry, l’UMP comme le PS, tous ont tous fait le même choix, celui de l’intégration européenne, celui du marché, celui de la « concurrence libre et non faussée ».

Il est donc normal et logique qu’ils s’entendent comme larrons en foire. Sauf en période électorale, où chacun joue son équipe, les « ROSES » contre les « BLEUS », aspirant d’abord à accéder au pouvoir. Une fois, l’un, une fois l’autre. Les électeurs, dégoûtés de la politique suivie pendant cinq ans, votent contre le sortant, qu’il soit « ROSE » ou « BLEU ».

Ca s’appelle « l’alternance ». On change d’équipe mais pas de politique.
Celle de l’Union européenne, celle du Marché.
Martine Aubry vient de nous le rappeler.

A chacun de nous de nous en souvenir en 2012.

Jean Levy
Source et lien url : https://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-lagarde-rapprochee-du-capital-financier-74487892.html

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