Une centaine de personnes se sont réunies à Briançon (Hautes-Alpes) le 30 octobre, en fin d’après-midi, pour dénoncer les morts à la frontière franco-italienne. Cette manifestation non déclarée est intervenue après l’annonce de la mort d’un migrant, retrouvé dans la Durance le dimanche 29 octobre. Le troisième en moins de trois mois dans le Briançonnais. Le dispositif Sentinelle en place à la frontière, la Border Force et le maire de Briançon, Arnaud Murgia, ont été pointés du doigt et désignés comme responsables des drames humains sur le territoire. Micro en main, une militante s’est indignée : « La volonté politique aujourd’hui ne va pas dans le sens de la protection du plus faible, on cherche à nous faire croire à l’invasion mais c’est faux, les migrations vers l’Europe représentent une goutte d’eau. Ce sont des gens qui travaillent, vouloir se protéger sans chercher à comprendre ne mène à rien. (…) Le maire de Briançon se fait le relais de cette volonté politique de rendre étanche et infranchissable la frontière avec l’Italie, la présence policière en ville et en montagne augmentent comme les arrestations et les OQTF (obligation de quitter le territoire français) », déplore-t-elle L’association briançonnaise « Tous Migrants », qui milite depuis 2016 pour le droit des réfugiés, a également réagi dans un communiqué qui dénonce le renforcement progressif des dispositifs de contrôle policier à la frontière. A. B.
Jeunes croyants : le péril identitaire
Une toute récente enquête de l’Ifop rappelle que la France compte 7 % de musulmans (contre 37,5% d’athées et 43% de catholiques). Le grand remplacement attendra. En revanche, les musulmans sont davantage pratiquants (80 %) contre 43 % en moyenne