Un autre regard sur l’information !

BRUNO VALENTIN,
l’évêque de Carcassonne
Un croisé en pays cathare

C’est avec beaucoup de gravité que paraissent ces lignes, dans l’urgence d’une situation qui devient incontrôlable. L’évêque Bruno Valentin apparaît, avec le recul, comme un personnage au comportement dangereux, depuis son arrivée en septembre 2022, comme coadjuteur du diocèse de Carcassonne et Narbonne, avant de succéder à Alain Planet en avril 2023.

 

Un mot d’abord à propos de son prédécesseur. Le Drômois Alain Planet était arrivé tambour battant en conquérant sympathique. Et de fait, il a su porter un synode diocésain, accompagner des laïcs dans leur responsabilité, créer des paroisses nouvelles et relancer pour un temps les services diocésains. Malheureusement, ses ambitions personnelles l’ont définitivement perdu en quelques années. Celui qui, jusqu’au bout, a seriné à des Audois agacés le slogan « Chez nous à Valence », en usant et abusant de la comparaison avec son ancien diocèse, s’est fait connaître par des boulettes impossibles à rattraper. On se souvient encore d’une altercation mémorable avec le nonce apostolique Baldelli à l’occasion d’une célébration rocambolesque, organisée pour le retour des cendres d’un archevêque contre-révolutionnaire.

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Une réponse sur “BRUNO VALENTIN,
l’évêque de Carcassonne
Un croisé en pays cathare”

  1. Je ne suis pas ici pour vous faire mes adieux ou pour vous remercier. Je suis là pour célébrer mon entrée en résistance.

    L’Aude, terre d’hérésie et de trésors cachés, a toujours nourri les esprits rebelles. C’est dans ses veines que coule l’esprit de la contestation, l’aspiration à un monde plus juste et plus libre.

    Aujourd’hui, je rejoins les rangs de ceux qui luttent contre l’oppression, contre l’injustice, contre tout ce qui entrave notre liberté. Je m’engage à défendre les valeurs qui me sont chères, celles qui font l’âme de cette terre rebelle. Il faut beaucoup d’incivisme pour faire un peuple libre.

    Je suis l’élève du prêtre ouvrier « Milou » rugbymen, qui lors d’un match dans la montagne noire a voulu séparer au nom de l’amour et du pardon deux rugbymans qui commencer à se battre.
    – L’un d’eux se retourne vers lui et lui dit « Nom dé Dious, lé ritou mêle toi de tes affaires ».
    – La réaction du père « Milou » ne s’est pas fait attendre qu’il lui assénât un coup de poing sur le nez, qui l’envoya le cul parterre. En lui disant, « tu ne blasphèmes pas »…
    – l’homme était tellement surpris qu’il lui répondit « putain, con ».
    – Et le père Milou de lui répondre : « je préfère ».

    Ce jour-là j’ai découvert une nouvelle lecture de la bible. ICI C’EST PAS VERSAILLES.

    Le deuxième curé est père Escoupérier qui nous a appris à ne trouver des idées et des solutions le pour un mieux vivre ensemble. Son approche constructive et positive face aux défis de la vie quotidienne « coup de cœur » illustre la puissance de l’action collective et de la recherche de solutions communes.

    Le troisième et pas le moindre père Caso qui nous a appris la révolte pacifique, la diplomatie et surtout le respect des femmes.

    Un jour enfants de chœur à la sortie de l’église une vieille bigote, vient le voir et lui dit : j’ai appris que vous aviez une maitresse mon père.

    Et Caso de lui répondre, oh ! Madame, une maitresse ?… On vous a mal renseigné. Et a ce journaliste qui pendant le Covid lui demande alors le confinement pas trop difficile ? Et le père Caso de répondre ma maitresse m’a quitté il y a longtemps je suis seul depuis longtemps, j’ai une certaine habitude.

    Vous comprendrez que dans ma jeunesse je suis allé voir le père Caso avec 2 / trois copains pour lui demander : père et nous avec les filles on fait quoi ?

    Il a marqué un temps de silence avant de répondre, et nous dit essayer de comprendre cette parabole ; je suis un dieu jaloux… Adan a respecté Eve et ils ont été tous les deux bannis du paradis. Mais sur terre Adan a continué à respecter Eve et espéré… Faites pareil respecter les filles et vos futures femmes.

    Quand dans cet esprit de contestation, j’ai écrit au Vatican sur le comportement du père Nicolas « taisez-vous » à Saint-Michel. Je lui ai remis le document en personne et à la lecture m’a répondu…
    Mais, Monsieur, vous vous rendez compte que c’est comme cela que l’on brise des carrières.
    Et très surpris je lui ai répondu je ne savais pas que le curé était une profession carriériste ?

    En droit canonique, un prêtre diocésain est incardiné dans une Église particulière et pris en charge par l’évêque. Le contrat qui se conclut au moment de l’ordination entre le prêtre et son évêque s’analyse au point de vue civil comme un véritable contrat synallagmatique, avec des obligations réciproques. Cependant, il ne s’agit pas de possession, mais plutôt d’une relation pastorale et de service. Le prêtre étudiant, quant à lui, bénéficie de l’hospitalité d’un diocèse et d’une paroisse, sans être un vicaire supplétif.

    L’affaire Bruno Valentin met en lumière des dysfonctionnements graves au sein de l’Église catholique, où la notion de « carrière » semble primer sur la vocation pastorale et le service des fidèles.

    Les curées en présence de ce type de prélat n’ont pas à se suicider ou fuir leur poste, victime de pressions et d’intimidations de la part de son supérieur, l’évêque Bruno Valentin, fait suite au « Taisez-vous ! ». Cette injonction à se taire illustre parfaitement la culture du silence et de l’obéissance aveugle qui gangrène certaines institutions ecclésiastiques.

    En droit canonique, la relation entre un prêtre et son évêque est certes hiérarchique, mais elle ne saurait se réduire à un rapport de domination. Le prêtre, au moment de son ordination, s’engage à servir l’Église et les fidèles, mais il conserve également des droits et des libertés. L’évêque, quant à lui, a le devoir de veiller au bien-être de son diocèse et de ses prêtres, et de favoriser un climat de dialogue et de respect mutuel.

    En l’espèce, l’évêque Bruno Valentin pour la énième fois a clairement outrepassé ses droits en tentant de museler un prêtre qui exprimait des préoccupations légitimes. Ce comportement constitue une violation flagrante des principes fondamentaux du droit canonique.
    Un clerc peut se marier, car il se situe se faisant dans l’ordre juridique du droit laïc, mais de ce fait, il est sanctionné par la perte immédiate de son statut ecclésiastique selon les dispositions du Code de droit canonique.

    De même que l’évêque Bruno Valentin en période de confinement COVID 19 a le droit d’aller au chevet des malades, il sera canonisé immédiatement de son statut ecclésiastique selon les dispositions du Code de droit canonique, l’amour du prochain, il est sanctionné par l’ordre juridique du droit laïc.

    Dès sa jeunesse, Vincent de Paul s’est engagé auprès des malades. Il a notamment travaillé comme galérien, c’est-à-dire comme rameur sur un navire de guerre, où il a été témoin des conditions de vie déplorables des prisonniers malades.

    Une vision holistique de la maladie
    Pour Saint Vincent de Paul, la maladie n’était pas seulement une souffrance physique, mais aussi une épreuve morale et spirituelle.

    Il encourageait les malades à voir leur souffrance comme une occasion de se rapprocher de Dieu et de pratiquer la patience, l’humilité et le pardon.

    Il mettait également l’accent sur l’importance de l’accompagnement spirituel et psychologique des malades, en plus des soins médicaux.

    Je n’ai pas vu nos évêques de France se précipiter au chevet de nos malades.

    Il est admis que la source la plus ancienne du droit canonique consiste en l’existence d’un droit dans l’Écriture, à commencer par le Décalogue contenu dans l’Ancien Testament, la loi fondamentale, première référence, ayant une portée générale et demeurant valable pour toutes les époques. Cette loi est donnée par le Seigneur lui-même. Le Décalogue est de droit divin.

    Des dix commandements découlent ensuite des prescriptions juridiques particulières, énoncées pour des circonstances précises, des situations concrètes, valables à des époques données dans une société singulière. Dans l’Évangile, Jésus résume le Décalogue en un seul énoncé à deux volets : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le grand, le premier commandement. Un second est aussi important : tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes. » Cette citation met en évidence, outre l’unité des deux commandements fondamentaux, une certaine hiérarchie des normes juridiques, déjà présente dans l’Ancien Testament.

    À ce propos, Jésus reproche souvent à ceux qui exercent en son temps un pouvoir spirituel de prendre les préceptes particuliers (droit positif des hommes) pour les règles générales (droit divin), et ainsi de trahir la loi divine. Exemple : « c’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; mais au commencement il n’en était pas ainsi. ».

    Le droit civil de notre système laïc reste imprégné du droit canonique qui construisit le Moyen-âge, lequel était imprégné d’une dimension religieuse omniprésente. Ainsi, dans le droit civil des contrats, ce sont les canonistes qui ont inséré la théorie de la cause.

    Ils faisaient une distinction entre la cause efficiente (qui correspond à la condition sine qua non, c’est-à-dire sans laquelle on n’aurait pas contracté) et la cause finale (le but poursuivi).

    Cette théorie a ensuite été développée par les civilistes français, notamment par Henri Capitant et Jacques Maury, qui y ont vu un moyen de moraliser les contrats et d’en limiter la liberté.

    Aujourd’hui, la théorie de la cause est toujours un élément important du droit des contrats français. Elle permet de vérifier que les contrats sont valables et sincères.

    Concrètement, la cause doit être licite, c’est-à-dire ne pas être contraire à la loi, à l’ordre public ou aux bonnes mœurs. Elle doit également être réelle, c’est-à-dire exister et être sérieuse. Enfin, elle doit être proportionnée aux obligations assumées par les parties.

    Si la cause d’un contrat est inexistante, illicite ou non proportionnée, le contrat peut être annulé.

    Voici quelques exemples d’application de la théorie de la cause :

    Un contrat de vente d’un objet volé est nul, car la cause est illicite.
    Un contrat de donation d’une somme d’argent excessive par rapport aux ressources du donateur peut être annulé, car la cause est non proportionnée.
    Un contrat de prestation de services dont l’objet est impossible est nul, car la cause est inexistante.

    Que ce soit en France ou en Espagne, les privilèges des évêques et de leur « carrière » et leur pouvoir d’achat creuse un fossé entre un l’église d’en haut et l’église d’en bas. Mettant en lumière les inégalités de pouvoir et de ressources qui existent au sein de l’Église catholique et la gestion des biens immobiliers de l’église à des fins de conflit d’intérêts et prise illégale d’intérêt par les évêques.
    Comme pour les élus de la république, il est malsain que les évêques et cardinaux ne soient pas transparents sur le sujet de leur « Salaires et pouvoir d’achat ».
    En droits fiscaux, déclaration des avantages, etc…

    Questions ces dernières années l’évêché de Carcassonne a reçu des millions d’euros, et ne rend aucun compte au donateur de leur utilisation.

    Le quatrième, Luc Garaguel je l’ai connu au travers de mon Frère Xavier et la bande des nouveaux curés De Soos…

    Garaguel n’est pas un nom comme tous les autres. Non, il a une signification inspirée par nos ancêtres, qui avait un sens aigu de l’observation de nos congénères chez les animaux. Garaguel en patois se dit caragol ou caragot, cela peut être interprété par comme méprisant envers le père Luc, si ce n’est que n’est pas un gastéropode qui veut.

    Qui soupçonnerait l’escargot, en l’observant chercher tranquillement l’ombre de nos jardins, de transporter avec lui l’imposante question de la Résurrection ? C’est pourtant bien l’une de ses nombreuses significations symboliques, à côté de la lenteur, de la force et de la modestie (portant seul sa coquille, son unique possession).

    En 1884, le naturaliste français Arnould Locard signalait dans son Histoire des mollusques dans l’Antiquité la présence dans les tombeaux des chrétiens et des martyrs de la Gaule et de l’Italie, « de Gastéropodes marins ou terrestres, entiers ou brisés, fixés à l’intérieur même des cercueils, dans lesquels le cadavre était déposé lorsqu’il n’était pas soumis à la crémation ». On retrouva par exemple en 1853 des coquilles d’escargots dans la tombe de saint Eutrope, premier évêque de Saintes. Un signe de reconnaissance… et d’espérance.

    Je veux « ressusciter » ma foi en mon église, je rentre en résistance, « mais au commencement il n’en était pas ainsi. » j’invoque le droit canon, de la raison et du raisonnable, « JE SUIS » existe, la résurrection, la vie éternelle au travers de la laïcité, du droit civil et fiscal, philosophie, des mathématiques, de la chimie, physique.

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