Le regain d’optimisme du président américain s’appuie sur un constat sans appel : la défense du droit à l’avortement mobilise les électeurs en faveur des démocrates et plombe l’opposition républicaine, y compris dans des états traditionnellement conservateurs. Dans le Kentucky notamment, souvent très révélateur du scrutin final, Andy Beshear, gouverneur démocrate, a été réélu en faisant campagne sur la défense du droit à l’IVG, contre un candidat républicain soutenu par Donald Trump – lequel avait pourtant largement devancé Joe Biden dans cet état du centre-est, en 2016 comme en 2020. Lors des élections parlementaires fédérales de l’automne dernier, le parti de Joe Biden avait déjà fait mieux que les sondages, qui prédisaient une marée républicaine. Là encore, il était ressorti que le droit à l’avortement restait une préoccupation centrale de nombreux électeurs, malgré le dynamitage, par la Cour suprême, très conservatrice, de la garantie constitutionnelle qui le protégeait depuis 1973 sur tout le territoire américain. A. B.
Jeunes croyants : le péril identitaire
Une toute récente enquête de l’Ifop rappelle que la France compte 7 % de musulmans (contre 37,5% d’athées et 43% de catholiques). Le grand remplacement attendra. En revanche, les musulmans sont davantage pratiquants (80 %) contre 43 % en moyenne