C’est une réalité qui inquiète les autorités. La corruption dite de « basse intensité », qui concerne élus, fonctionnaires ou contractuels travaillant pour l’État, est de plus en plus traquée. Dernière affaire en date, celle d’un policier parisien placé en détention provisoire, soupçonné d’avoir revendu des centaines de fichiers de police. Quand on évoque cette corruption, il s’agit de services payants rendus à des délinquants voire au grand banditisme. On l’appelle aussi « corruption du quotidien » ou « corruption de facilitation ». Les collectivités doivent désormais élaborer un plan de prévention de la corruption mais sans réelle obligation. Il n’y a ni vérification ni sanction. Dans le dernier classement de Transparency International sur la perception de la corruption, la France est 21e sur 180 pays. Il n’y a rien de dramatique, mais le pays peut mieux faire… Il est loin derrière les pays d’Europe du Nord. Selon les chiffres officiels, les atteintes à la probité ont augmenté de 28 % entre 2016 et 2021. Mais difficile de savoir si c’est la corruption qui s’étend ou les enquêtes qui progressent. En clair, si c’est la température qui augmente ou le thermomètre qui est plus efficace. A. B.
Jeunes croyants : le péril identitaire
Une toute récente enquête de l’Ifop rappelle que la France compte 7 % de musulmans (contre 37,5% d’athées et 43% de catholiques). Le grand remplacement attendra. En revanche, les musulmans sont davantage pratiquants (80 %) contre 43 % en moyenne