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Marche contre l’antisémitisme
L’enfer des confusions

Marcher « Pour la République, contre l’antisémitisme », selon la banderole en tête du cortège parisien le 12 novembre, semble évident. Faut-il pour autant que le slogan devienne un mantra qui interdit l’analyse, faute de définir ce dont il est question ? La confusion est telle que des antisémites et des anti-républicains notoires ont pu marcher derrière la bannière. La cause que l’on prétend défendre se trouve-t-elle, dans ces conditions, réellement renforcée ? La bonne conscience d’un instant ou la magouille politicienne ne sont pas à la hauteur des enjeux. Surtout, cela ne contribue pas à ce que la possibilité pour Israël et les Palestiniens de vivre en sécurité se trouve remise à l’ordre du jour.

 

L’appel de Mme Le Pen à manifester contre l’antisémitisme est une palinodie qui offense les personnes victimes de ce fléau. Beaucoup d’autres ont dû faire comme s’il n’y avait pas de problème, ou se faire violence pour donner du sens à leur participation à l’événement. Dans la mesure où M. Mélenchon, incapable de qualifier de terroriste l’attaque du Hamas le 7 octobre, s’est rendu inaudible et a cherché toutes sortes de raisons – dont celle de la présence du RN – pour ne pas participer à la marche, le tour était joué pour attribuer la « part mauvaise » de l’idéologie du RN au leader de gauche. Les vieux réflexes idéologiques staliniens persistent qui, au nom de la « justesse historique », conduisent avec une effrayante insistance à se tromper d’ennemis en les confondant avec les adversaires. Aujourd’hui, à gauche, se rejoue un écho de ce qui, dans les années trente du siècle dernier, de la République de Weimar à celle d’Espagne, avait conduit les militants communistes sincères – dévoyés par des apparatchiks indignes – à lutter (y compris par les armes) contre les sociaux-démocrates allemands et les anarchistes espagnols plutôt que contre les nazis et les phalangistes.

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