L’Argentine tient son Donald Trump ou son Jair Bolsonaro (en pire peut-être…) depuis le 19 novembre et l’élection à la présidence de Javier Milei, intégriste néolibéral qui a, dans le passé, proféré de violentes attaques contre le pape François, le traitant notamment d’ « imbécile ». Une partie de l’Eglise du pays s’inquiète du programme de démantèlement de l’Etat social prévu par l’économiste. De nombreux groupes de laïcs et des membres du clergé se sont déjà mobilisés publiquement contre lui. L’équipe de prêtres des bidonvilles de Buenos Aires a organisé en septembre une messe en réparation, à la suite des insultes de Milei contre la pape. La ligne politique du nouveau président inquiète par sa dureté et les surprises qu’elle réserve éventuellement. Il promeut une politique qualifiée de radicalement libertaire, voire, pour utiliser son propre terme, « d’anarcho-capitaliste ». Tout en soutenant des idées libertaires telles que la légalisation des drogues ou encore l’autorisation de vendre ses organes. Effrayant. A. B.

Europe : l’immigration inéluctable
Selon les projections officielles d’Eurostat, la population de l’Union européenne diminuera d’environ 9 % d’ici à 2050 par rapport à 2025 si les migrations cessent totalement. Le déclin devrait se poursuivre au cours des décennies suivantes, pour atteindre 23 %



