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Le conflit Israël-Palestine
à l’épreuve des mots

Les faits, à la vision insoutenable du 7 octobre 2023, perpétrés par une horde de tueurs aux méthodes défiant toute barbarie, ne marquent pas le début absolu d’une séquence noire de l’histoire du Proche–Orient contemporain. Les historiens, et eux seuls, auront pour tâche future de rechercher et d’expliquer en amont les raisons et les responsabilités de leur déclenchement. Nous n’en sommes pas là. Pour l’instant, la parole oscille entre émotion et commentaire, les deux d’autant plus mêlés, du fait surtout de la riposte vengeresse et ravageuse de l’armée d’Israël. Quoi qu’il en soit, on peut dire que l’événement fait de plus en plus l’effet d’un révélateur à plusieurs détentes. Ce qui veut dire, que par le douloureux truchement du drame et de l’horreur, il nous apprend à mieux lire et interpréter l’actualité. Voilà ce que l’article d’André Paul cherche à montrer.

 

Sans concessions, l’auteur fait l’inventaire critique des termes, des expressions ou formules utilisées, à l’unisson et mal à propos, tant par les journalistes que par les leaders politiques dont l’indigence historique irrite le connaisseur. Et de stigmatiser la dangereuse impropriété du lexique institué. Ainsi : « antisémitisme » ou « antijudaïsme », « confession juive », « État hébreu » et même « démocratie d’Israël ».

 

Depuis le milieu du siècle dernier, objectivement, l’État d’Israël est une réalité politique et géopolitique dont personne, absolument personne, ne peut mettre en cause l’existence. Pour autant, compte tenu des grands progrès dans l’approche historique de l’Antiquité proche-orientale, on ne saurait accepter les justifications ou revendications basées sur des évocations qui n’ont rien d’historique. De celles-ci, nous n’avons que des témoins à teneur mythique, sources inspiratrices de seules croyances religieuses. Bref, il n’est plus possible de faire l’histoire de l’Antiquité avec la Bible, au demeurant le plus grand monument littéraire de l’humanité ; ni, partant, se référer à elle, ne serait-ce qu’implicitement, comme garante d’un projet politique ou d’une action militaire. Ainsi informée, la démarche de l’historien nous apprend qu’il n’exista pas vraiment d’ « Etat d’Israël » avant 1948.

 

Une terre, appelée dans l’Antiquité Ioudaia en grec, puis Iudæa en latin, accéda certes à l’indépendance, mais pour une durée d’un siècle et demi seulement. Par contre, un territoire nommé « Palestine » depuis de nombreux siècles avant J.-C., a perduré sans relâche jusqu’à nos jours, dans une succession d’occupations ethniques dont la dernière fut celle des Arabes, au milieu du VIIe siècle.

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