Un autre regard sur l’information !

Bon Pasteur :
le chemin de croix des victimes

Des centaines d’anciennes pensionnaires de la congrégation du Bon Pasteur, une maison de correction basée à Angers (Maine-et-Loire), se battent pour faire reconnaître les « sévices et maltraitances » qui se seraient poursuivis jusque dans les années 1970 (cf. Golias Hebdo n° 534). En attendant l’ouverture d’une très attendue commission d’enquête parlementaire, Marie-Christine Viennat, secrétaire de l’association des filles du Bon Pasteur, et d’autres membres, sillonnent la France pour animer des conférences. « On veut maintenir la pression, continuer à faire connaître notre histoire, les faire descendre de leur piédestal. On sait que les violences sont prescrites aux yeux de la justice. Mais on pourrait espérer une condamnation pour travail illégal. Il faut savoir qu’un peu comme des détenues, de nombreuses grandes entreprises faisaient appel à nous. On travaillait onze heures par jour : couture, repassage, fabrication de porte-clés… Moi je faisais des fonds de robe. Eh bien je n’ai jamais touché un centime pour ça ! », explique Marie-Christine Viennat. Il y a un an, la congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon Pasteur annonçait lancer sa commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les faits dénoncés. Les conclusions sont toujours attendues. Alexandre Ballario

2 réponses sur “Bon Pasteur :
le chemin de croix des victimes”

  1. Alors, il y en a bien qui s’enrichissaient largement sur le travail esclavagiste de ces pauvres filles.
    Qui étaient les responsables de la congrégation, à l’époque ?
    Ces faits sont tellement répétitifs, ajoutés aux comportements de domination, violents et sexuels, répréhensibles devant les lois, des clercs, hommes et femmes, dans tout le monde catholique, qu’on comprend bien plus facilement le doute et la mise à l’écart de cette Église par les fidèles.
    Quand cela cessera-t’il ?
    Il y a beaucoup de places de prison à construire, rien que pour ces délinquant/es en robe !

  2. Claire Keegan, écrivaine irlandaise, dans son livre  » Ce genre de petites choses »:
    « …Trois jours avant Noël, il va livrer le couvent voisin. Le bruit court que les sœurs du Bon Pasteur y exploitent à des travaux de blanchisserie des filles non mariées et qu’elles gagnent beaucoup d’argent en plaçant à l’étranger leurs enfants illégitimes. Même s’il n’est pas homme à accorder de l’importance à la rumeur, Furlong se souvient d’une rencontre fortuite lors d’un précédent passage : en poussant une porte, il avait découvert des pensionnaires vêtues d’horribles uniformes, qui ciraient pieds nus le plancher. Troublé, il avait raconté la scène à son épouse, Eileen, qui sèchement lui avait répondu que de telles choses ne les concernaient pas. »
    Même les irlandais le savaient…et fermaient les yeux !

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