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L’ignominie : fin du droit du sol à Mayotte

Après la loi sur l’immigration, retoquée au Conseil constitutionnel, Gérald Darmanin rejoue la partie à Mayotte où il va supprimer par la loi le droit du sol dans ce département français de l’océan Indien. Une entaille dans les principes républicains, dans laquelle se sont déjà engouffrés tous les démagogues pour supprimer ce principe dans l’Hexagone.

 

Le Choc. « Une nouvelle fois, le macronisme fait droit à une revendication de l’extrême droite », comme l’écrit, dans LeJournal.info, Laurent Joffrin, un éditorialiste pourtant très proche de Renaissance, le parti présidentiel. En déplacement à Mayotte, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, annonçait le 11 février, que le « droit du sol » serait supprimé sur ce département français de l’océan Indien. « Nous allons prendre une décision radicale, qui est l’inscription de la fin du droit du sol à Mayotte, dans une révision constitutionnelle que choisira le président de la République », affirmait le ministre de l’Intérieur à son arrivée sur l’île, paralysée depuis plusieurs semaines par des barrages routiers installés par des « collectifs citoyens »  qui protestent sur des thèmes promus en métropole par l’extrême droite : l’insécurité et « l’immigration incontrôlée ».

Appel du pied à la droite-extrême droite

Le droit du sol a toujours été la règle en France, depuis l’Ancien Régime jusqu’à la période révolutionnaire qui recouvre une bonne partie du XIXe siècle. La République a consacré ce principe dans la loi de 1893, qui n’a été remis qu’une seule fois en question par le maréchal Pétain, chef de l’Etat français, un régime antisémite, xénophobe, à la botte d’un occupant. « Après Pétain, voici donc Darmanin », pique encore une fois Joffrin. Le droit du sol permet de devenir Français au même titre que le droit du sang, lorsqu’au moins un des parents possède la nationalité française. Le droit du sol donne la possibilité à un enfant né sur le territoire français de deux parents étrangers d’obtenir la nationalité française à sa majorité. Pour cela, l’enfant doit « résider en France à la date de ses 18 ans et avoir sa résidence habituelle dans le pays pendant une période continue ou discontinue d’au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans ». L’enfant peut obtenir plus tôt la nationalité française sur demande de ses parents, entre 13 et 16 ans, ou en en faisant lui-même la demande, entre 16 et 18 ans.

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