Un autre regard sur l’information !

Manger à sa faim : la difficile équation alimentaire

De plus en plus de personnes ont du mal à se nourrir, à cause de l’explosion des prix. Les associations tirent la sonnette d’alarme. Les demandes auprès d’elles explosent, alors que leur approvisionnement diminue et que la qualité des denrées qu’elles reçoivent interroge.

 

Dans un village entre Châteaudun et Chartres, un garçon de dix ans vient dans la cuisine pendant que sa mère range les paquets de riz et les boîtes de conserves qu’elle est allée chercher à l’épicerie sociale pour une poignée d’euros. Les denrées sont posées pour le moment les unes sur les autres sur la table, près du réfrigérateur, avant d’être rangées. Le petit soulève un carton, repousse une boîte, son geste est vif, précis. Il a trouvé ce qu’il cherchait : un paquet de Kinder. Il prend furtivement un sachet, sans un mot, et file ensuite, les yeux remplis de bonheur, déguster son butin. Ce moment, le garçon l’a attendu longtemps. Ses parents, tous deux au chômage depuis des années et vivant dans un coin de campagne où les entreprises ont fermé depuis longtemps, ne peuvent tout simplement pas acheter de friandises.

 

Comme cette famille, de nombreux Français éprouvent de grandes difficultés pour se nourrir. Les chiffres varient, mais mis bout à bout ils décrivent une situation qui se détériore fortement. Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales indiquait en 2019 que le nombre de personnes ayant eu recours à l’aide alimentaire était passé de 2,8 à 5,5 millions entre 2008 et 2018 (Alternatives économiques, 22.05.23). Comme le relevait, en parallèle, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) : 11 % de la population, soit 7 à 8 millions de personnes, se trouvait en situation d’insécurité alimentaire (Étude individuelle nationale des consommations alimentaires 3, 2017). L’insécurité alimentaire renvoie au manque de moyens pour acheter de la nourriture, pour faire des repas équilibrés, pour manger à sa faim, ou encore à l’obligation de sauter des repas ou de manger moins par manque d’argent.

Cet article est réservé aux abonnés à Golias Hebdo. Déjà abonné ? Connectez-vous ci-dessous. Pas encore abonné ? Choisissez une formule. Vous pouvez également acheter ce numéro de Golias Hebdo

Golias ne vit que par et pour ses lecteurs, l'abonnement à nos publications constitue notre principale source de revenus.
Gérez votre abonnement en toute liberté depuis votre espace "Mon compte" : changement d'adresse, suspension, résiliation... Faites comme vous voulez, quand vous voulez.

Golias Hebdo

Chaque semaine, un autre regard sur l’information.

Golias Magazine

Bimestriel. Un outil d’information indispensable pour une véritable résistance spirituelle.

Golias Magazine + Golias Hebdo

Tout Golias : nos publications à un tarif préférentiel.

Tarif découverte

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Economie

Le monde des petites fermes en crise

Selon Terre de liens, 40 000 petites fermes ont disparu en France ces trois dernières années. La cartographie établie traduit « un véritable plan social à bas bruit » selon Coline Sovran, chargée de plaidoyer de l’association. Ce qui favorise

Lire la suite »
Economie

La COP 30 ne tiendra pas ses promesses

Du 10 au 21 novembre, se tient la COP 30. Une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernements sont attendus pour cela à Belém, au Brésil, même si du côté des militants de l’environnement le scepticisme domine. Alors que s’ouvrent les portes de la

Lire la suite »
Economie

Tomates françaises : plus chères mais plus saines

Selon une enquête menée par l’UFC-Que choisir, les tomates françaises sont moins contaminées par les pesticides que les cultures espagnoles et marocaines. « En moyenne, plus de la moitié des tomates marocaines analysées et 80 % de celles espagnoles présentaient plusieurs résidus

Lire la suite »
Follow us on Social Media