Le Burkina Faso est à nouveau à feu et à sang. Plus de 170 personnes ont été exécutées lors d’attaques meurtrières massives de trois villages au cours d’une seule journée, à la fin du mois de février 2024 dans le nord du pays. Des massacres dirigés par des militaires, qui font face à des groupes djihadistes. Le même jour, le 25 février, des assassinats distincts avaient été commis dans une mosquée et une église. Une équipe d’enquêteurs s’est rendue le 29 février dans les villages concernés, afin de « procéder à toutes les constatations et de recueillir tous les éléments de preuve », selon le procureur de Ouahigouya (nord), Aly Benjamin Coulibaly. Pour rappel, le Burkina Faso, dirigé par des militaires qui ont pris le pouvoir par la force en 2022, est confronté depuis 2015 à des violences djihadistes attribuées à des mouvements armés affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, ainsi qu’aux représailles attribuées aux forces armées et à leurs supplétifs, qui ont fait près de 20 000 morts et plus de deux millions de déplacés. Golias
Jeunes croyants : le péril identitaire
Une toute récente enquête de l’Ifop rappelle que la France compte 7 % de musulmans (contre 37,5% d’athées et 43% de catholiques). Le grand remplacement attendra. En revanche, les musulmans sont davantage pratiquants (80 %) contre 43 % en moyenne