Les Journées catholiques (Katholikentag) organisées tous les deux ans par les laïcs allemands sont traditionnellement très politiques. La 103e édition qui s’est tenue la semaine dernière à Erfurt, dans le centre de l’Allemagne, n’échappe pas à la règle. Et pour cause. Erfurt est la capitale de la Thuringe, ex-région de RDA, aujourd’hui l’un des bastions du parti extrémiste Alternative pour l’Allemagne (AfD). Cette formation pourrait y arriver en tête aux élections régionales du 1er septembre. Elle est aussi créditée de 15 à 17 % des intentions de vote, pour le scrutin européen du 9 juin. « Le programme de ce parti est hostile à la dignité humaine, ses fonctionnaires défendent ses idées, nous ne leur donnons donc aucune tribune » a expliqué Wolfgang Klose, vice-président du Comité central des catholiques. Tous les catholiques sont invités à ne pas voter pour les candidats de l’AfD. Un courage et une clarté qu’on aimerait bien voir du côté des évêques français. L’espoir fait vivre. Golias

Europe : l’immigration inéluctable
Selon les projections officielles d’Eurostat, la population de l’Union européenne diminuera d’environ 9 % d’ici à 2050 par rapport à 2025 si les migrations cessent totalement. Le déclin devrait se poursuivre au cours des décennies suivantes, pour atteindre 23 %



