Le tribunal administratif de Paris a rejeté, le 10 août 2024, le recours en urgence déposé par le président nigérien de la mosquée de Pessac, Abdourahmane Ridouane, demandant la suspension de son expulsion du territoire français. Deux jours plus tôt, Abdourahmane Ridouane avait été interpellé à son domicile dans le cadre d’une procédure d’expulsion décidée par un arrêté du ministère de l’Intérieur du 4 août. En 2022 déjà, la préfecture avait fermé temporairement la mosquée de Pessac, estimant qu’elle « promeut un islam radical et véhicule une idéologie salafiste ». Des prêches et des propos ont régulièrement incité à ne pas respecter les lois de la République, justifié les attentats et valorisé la mort en martyr. Elle diffuse des publications haineuses à l’encontre d’Israël. Elle incite au repli identitaire et condamne les musulmans qui ne partagent pas leur vision rigoriste de l’Islam ». Il y a quelques jours, Abdourahmane Ridouane rendait encore hommage au leader du Hamas : « Nous saluons son noble combat jusqu’au martyre pour défendre les droits du peuple palestinien et nous rendons ici hommage à sa mémoire avec ces versets du Saint Coran ». À force de chercher… Golias
Jeunes croyants : le péril identitaire
Une toute récente enquête de l’Ifop rappelle que la France compte 7 % de musulmans (contre 37,5% d’athées et 43% de catholiques). Le grand remplacement attendra. En revanche, les musulmans sont davantage pratiquants (80 %) contre 43 % en moyenne