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Le Gulf Stream de la spéculation s’est grippé

Stupeur au début du mois d’août, toutes les places financières ont essuyé des pertes importantes. Au cœur du processus, l’arrêt momentané du Gulf Stream de la spéculation : un circuit où les spéculateurs empruntent en yens pour investir ailleurs en dollars. Des craintes sur la croissance ont aussi pesé, mais une crise internationale ne semble pas en vue.

 

Les spéculateurs se sont fait une jolie peur, début août. L’onde de choc est partie de Tōkyō pour se propager au monde entier, en passant bien sûr par la City de Londres avant d’atteindre Wall Street qui a terminé en « forte baisse », le lundi 5 août. L’indice de référence de la place new-yorkaise, le S&P 500, enregistrait sa plus forte chute en une journée depuis septembre 2022, avec un recul de 3 %, concluant ainsi la « déroute » que les marchés mondiaux avaient entamée une semaine auparavant par la « pire journée en trente-sept ans » du principal indice boursier japonais, le Nikkei, comme le rapporte le quotidien britannique de la City de Londres, le Financial Times (Courrier International, 06.08.24)

 

À Tokyo, ce fut un « lundi noir » avec une chute de 12,4 %. La tempête s’est propagée à Paris où le CAC 40 reculait de seulement 1,4 % ; à Londres, le FTSE essuyait plus de 2 % de pertes et que Francfort relâchait 1,8 %. Les titres de la presse étaient emprunts d’une angoisse palpable : « Craintes d’une récession économique aux États-Unis : les marchés financiers s’affolent, les Bourses du monde entier en chute libre » (L’Indépendant, 05.08.24).

 

Il n’est pas rare que la traditionnelle faiblesse des échanges sur les marchés financiers durant l’été entraîne des soubresauts, qui ne sont ensuite plus que de mauvais souvenirs pour les détenteurs de capitaux. Il semble que cette fois-ci l’affaire soit plus sérieuse, ne serait-ce que parce que les mini-krachs s’enchaînent ces deux dernières années. La chute des marchés financiers au début du mois d’août ressemble à la panique boursière déclenchée par le mini-budget de Liz Truss en Grande-Bretagne en septembre 2022, avant que celle-ci soit poussée dans la foulée à démissionner du 10 Downing Street, ou encore lorsque trois banques américaines de taille moyenne, dont la plus connue était la Silicon Valley Bank, ont fait faillite au printemps 2023.

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