Le Président regrette que l’hypnose collective se dissipe. La Constitution de la Ve République ne lui imposant rien concernant la nomination d’un Premier ministre, il en joue sans vergogne. Il attend que les Français oublient que – venant de la gauche – Mme Castets pourrait devenir Première ministre. Elle témoigne de sa volonté de gouverner en cherchant des accords pour engager une politique sociale, notamment marquée par la restauration des services publics et la solution de crises urgentes. De telles dispositions suffiront peut-être à la disqualifier aux yeux de M. Macron. Il s’obstine à croire que l’aggravation de sa politique, pourtant clairement rejetée par les urnes, reste le moyen de résoudre les difficultés que rencontrent beaucoup de Français.
L’article 8, alinéa 1, de la Constitution donne au Président de la République le pouvoir discrétionnaire de nommer un Premier ministre. C’est ce qu’on appelle un « pouvoir propre ». Aucune condition de délai, aucune mention de rapport avec les résultats des élections législatives, nulle capacité particulière de la personne nommée ne sont requises. Il faut des situations comme celles que nous connaissons depuis plus d’un mois pour mesurer les aspects néfastes de telles dispositions qui créent désormais les crises qu’elles étaient destinées à éviter.
Par nécessité qui est devenue une tradition, le Président de la République choisit le chef du gouvernement dans le parti qui a la majorité parlementaire. En aucun cas, il ne s’agit d’une obligation légale. Dans les cas dits de cohabitation, quand le président et la majorité parlementaire n’appartiennent pas au même camp, le Premier ministre est choisi parmi les personnes les moins exposées à bref délai à subir une motion de censure. Le plus simple est donc de choisir la personne représentant cette majorité.
En 2022, les partis macronistes n’ont pas obtenu la majorité absolue à l’Assemblée. Le gouvernement a dû alors manœuvrer pour ne pas être censuré. La « minorité présidentielle » a recherché des alliés ponctuels parmi leurs adversaires les moins résolus et les plus opportunistes – ou ceux qui ne savent toujours pas pourquoi ils sont dans l’opposition, tellement ils sont au fond d’accord avec le pouvoir. Ce fut vers les Républicains que les Premiers ministres ont quêtés en vain ces soutiens. Faute de ces allégeances, la seule arme à leur disposition a été la menace de dissolution par l’usage de l’article 49-3 : le vote d’une motion de censure entraîne la chute du gouvernement et la dissolution de l’Assemblée.
La perspective pour chaque député de voir son mandat interrompu et, surtout, de ne pas être réélu est un risque personnel assez grand pour qu’il répugne fortement à s’y exposer. C’est pourquoi, au moment fatidique, les opposants au gouvernement trouvent toutes sortes de raisons et d’artifices pour que la motion de censure ne soit pas votée et l’on voit, dans une sorte de rituel gratuit, le gouvernement engager sa responsabilité et ne pas être censuré. Il suffit de quelques abstentions dans tel ou tel camp pour que « ça » passe, en deux temps, trois mouvements.
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Une réponse sur “Le tissu déchiré ou le fait du Prince”
L’article 8 de la Constitution est -avant tout autre considération – tributaire de l’article 5 de la dite Constitution :
« Titre II : Le Président de la République (Articles 5 à 19)
Article 5
Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État.
Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités. »
Le Président doit donc, – par son arbitrage – des différentes composantes de la nouvelle Assemblée, assurer …etc…etc…
HORS :
Si la personne de Mme Castets n’est pas en cause, force est de constater, que d’un point de vue politique, elle fait partie d’un groupement, d’un assemblage hétéroclite qui s’est continuellement distingué par de nombreux dérapages dangereux, montrant ainsi un très mauvais exemple à des enfants et de jeunes adultes en recherche de leurs personnalités.
Ce qui n’est pas ce que l’on peut attendre de représentants de la Nation, même contestataires.
Je dirai même – surtout – contestataires, montrant à ces jeunes que l’on peut contester sans aller à des outrances.
DE PLUS :
L’ensemble des spécialistes techniques et politiques sérieux de tous horizons, s’accordent pour considérer leur programme comme au moins déstabilisateur, pour l’équilibre financier de la France, de sa place dans l’Europe, de son indépendance vis-à-vis de plusieurs pays, dont la Russie du dictateur Poutine, et du respect de plusieurs traités.
PLUS GRAVE :
En qualifiant de façons réitérées de « résistants » les terroristes du Hamas, en apparaissant aux côtés d’une personne arborant l’un des symboles caractéristique de ces terroristes, et qui les soutient manifestement en faisant leur propagande, cet assemblage hétéroclite a souillé la mémoire de – vrais résistants – français, mais aussi russes, ukrainiens, les femmes résistantes afghanes, iraniennes pour qui être Femme signifie aussi Vie, et Liberté.
— Les vrais résistants ne coupent pas les seins des femmes pour en jouer ensuite au football.
— Les vrais résistants ne tuent pas les bébés et les enfants sous les yeux horrifiés de leurs parents, avant de les achever eux aussi.
— Les vrais résistants ne disent pas qu’ils ont besoin du sang de leur propre population pour se cacher parmi elle et en faire un bouclier humain.
Etc…Etc…La liste macabre est longue… Trop longue pour être passée sous silence…Et être occultée pour des motifs bassement électoraux vis-à-vis de musulmans français qui commencent à comprendre que l’on se moque d’eux.
Pour avoir souillé le mot « résistant » qui a une connotation particulière en France.
Pour avoir en quelque sorte craché sur la tombe de ces vrais résistants de tous bords politiques qui ont sauvés l’HONNEUR de la France, ils sont logiquement mis à l’écart d’un nouveau gouvernement de la France.
Et si Mme Castets a dare- dare franchi le pas pour qualifier de terroristes les soi-disant « résistants », c’est arrivé trop tard.
Car l’ultime erreur de ce groupement a été de ne pas avoir voulu reconnaitre qu’il lui fallait composer avec les autres partis et adapter son programme.