Arrêtée en 2021 à Islamabad pour avoir partagé des contenus blasphématoires dans un groupe WhatsApp en septembre 2020, la chrétienne pakistanaise de 40 ans, Shagufta Kiran, vient d’être condamnée à mort. Elle est actuellement détenue à la prison Central Adyalaa de Rawalpindi et continuera à y purger sa peine jusqu’à ce qu’elle soit exécutée. Son avocat Rana Abdul Hameed a expliqué que « Shagufta Kiran n’était pas l’auteur de ce contenu et qu’elle l’avait simplement transmis dans un salon de discussion, sans le lire ». Mais c’était sans compter l’intransigeance du pouvoir islamiste pakistanais qui chasse sans relâche depuis des années les chrétiens à travers la question du blasphème. Rana Abdul Hameed a annoncé qu’il ferait appel devant la Haute Cour d’Islamabad, en deuxième instance. Selon lui, « la personne qui a écrit le message incriminé est en liberté ; la personne qui a exprimé une opinion sur ce message, sans même l’approuver, est condamnée. Nous pensons que Shagufta a été inculpée parce qu’elle est chrétienne : elle est une cible facile et vulnérable ». Au Pakistan, l’aile de la cybercriminalité de l’Agence fédérale d’investigation traque les faits qualifiés de blasphématoires considérés par les autorités comme une « menace croissante ». Golias
Jeunes croyants : le péril identitaire
Une toute récente enquête de l’Ifop rappelle que la France compte 7 % de musulmans (contre 37,5% d’athées et 43% de catholiques). Le grand remplacement attendra. En revanche, les musulmans sont davantage pratiquants (80 %) contre 43 % en moyenne