Israël étend la guerre au Liban. Le 30 septembre, après une semaine de bombardements intenses jusqu’à Beyrouth qui ont tué le chef du Hezbollah le 27 septembre, l’armée israélienne a débuté l’invasion terrestre dans le sud du pays, Plus d’un million de déplacés fuient les zones attaquées. Les 17 et 18 septembre, les explosions des bipeurs et talkies walkies avaient tué 42 membres du Hezbollah et blessé plus de 3 500 autres, y compris des civils. Une fois la chaîne de commandement du Hezbollah décapité, l’armée israélienne a lancé son offensive qu’elle annonce « limitée », élément de rhétorique habituel. Comme pour le Hamas à Gaza, Israël veut régler définitivement son compte à cette puissante milice pro iranienne qui le menace au nord. A travers le Hezbollah Israël, soutenu par les Etats-Unis, cherche surtout à affaiblir durablement l’Iran et sa potentielle capacité nucléaire. Pour cela le gouvernement israélien utilise le seul langage qu’il sait manier : la force brute et la violence sans discrimination. 2000 morts et 10 000 Blessés, en majorité des civils à la date du 3 octobre et plus d’un million de personnes déplacées. Le jeu de pingpong roquettes contre bombardements ciblés qui prévalait de chaque côté de la frontière depuis le 7 octobre est monté d’un cran dans l’escalade en impliquant l’Iran qui a envoyé 181 missiles balistiques sur Israël en représailles. La plupart n’ont pas atteints leurs cibles, mais il y a eu des dégâts sur une base militaire, dans une école, un restaurant et un quartier résidentiel dans le centre du pays. On attend le niveau de la riposte israélienne qui touchera l’Iran. Ce nouveau déchaînement de brutalité où Israël a l’avantage technique montre que Netanyahou n’a pas de plan B autre que celui de la violence ; pour lui l’usage de la force est la seule réponse pour assurer l’existence d’Israël et son avenir personnel. Et c’est là que se noue le drame : l’histoire d’Israël montre que cette dureté sans limite dans l’usage de sa puissance n’a jamais réussi à éradiquer le danger existentiel du pays. Cet entêtement mortifère entraîne vers des sommets de la souffrance humaine que les peuples du Moyen Orient, y compris les Israéliennes et les Israéliens, n’ont pas encore atteints.
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