Des centaines de milliers de personnes du Liban du Sud et de la plaine de la Bekaa ont été contraintes de fuir leurs habitations depuis le 23 septembre 2024, date à laquelle Israël a initié une escalade dramatique du conflit en cours depuis onze mois à la frontière libano-israélienne. « C’est le plus grand déplacement de l’histoire du Liban », a déploré, dimanche 29 septembre, le Premier ministre libanais Najib Mikati. Le ministre de l’Environnement et responsable de la cellule de crise gouvernementale, Nasser Yassin, estime à un million le nombre de personnes déjà déplacées. L’aviation israélienne n’a épargné aucune région chiite du pays afin de mettre la pression sur le Hezbollah. Presque toutes les localités où sont installées les populations appartenant à cette communauté ont été prises pour cible au Liban du Sud, dans la plaine de la Bekaa, autour de la ville de Baalbek et dans la banlieue sud de Beyrouth. Même Maaysara, un village chiite isolé au cœur du Mont-Liban à majorité chrétienne, a été bombardé. Après Gaza, un nouveau désastre humain est en marche. Golias
Jeunes croyants : le péril identitaire
Une toute récente enquête de l’Ifop rappelle que la France compte 7 % de musulmans (contre 37,5% d’athées et 43% de catholiques). Le grand remplacement attendra. En revanche, les musulmans sont davantage pratiquants (80 %) contre 43 % en moyenne