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Patriotisme

C’est l’amour porté par chacun à sa patrie. Il ne faut surtout pas le confondre avec le nationalisme, qui en est la caricature, et qui porte la guerre comme la nuée porte l’orage. Au contraire, et en soi, le patriotisme est une bonne chose, et normale.

 

Eh bien, aujourd’hui on peut dire que pour la majorité de nos députés le patriotisme est en déclin. Se sont-ils en effet occupés de la France, ces parlementaires qui viennent de nous offrir un affligeant spectacle, un psychodrame vaudevillesque tous les instants ? Si réellement la situation financière de notre pays est si catastrophique qu’on nous le dit, la moindre des choses aurait été qu’ils se retroussent les manches, discutent et s’entendent entre eux pour y remédier. Ou au moins qu’ils l’essaient. Mais non, avec des pudeurs de gazelle effarouchée ils ont refusé, qui d’entrer au gouvernement, qui de se commettre avec les collègues du bord opposé, et tous d’envisager une entente collective pour améliorer la situation.

 

Je pense à ce que dit Aragon dans La Rose et le Réséda : « Quand les blés sont sous la grêle / Fou qui fait le délicat / Fou qui songe à ses querelles / Au cœur du commun combat ! » Au lieu de cela, on ne s’est occupé, au mieux que d’alimenter l’affrontement idéologique, et au pire, de satisfaire l’intérêt personnel.

 

C’est d’ailleurs une constante dans la décomposition du régime démocratique. Combien nombreux sont ceux qui au lieu de servir l’état, ne songent dans ce cas qu’à s’en servir et à se servir ! On est bien loin du souci de l’intérêt public ou du bien commun, de la « vertu » selon Montesquieu, base de toute démocratie véritable, qui empêche que la république ne soit qu’une dépouille offerte en proie aux appétits particuliers.

 

On ne se déshonore pas en acceptant de discuter, même avec son adversaire. Si ensuite rien ne peut être obtenu par la discussion, il est toujours temps d’en venir à l’affrontement. Mais au moins aura-t-on, ce faisant, tenté le dialogue. Au lieu de quoi, s’en tenir d’emblée à une lutte bloc contre bloc ne peut qu’influencer et modeler sur ce schéma l’ensemble du corps social. Et alors, faute de discussion et de compromis, la guerre civile n’est pas loin. Retrouvez Michel Théron et ses ouvrages sur ses blogs : www.michel-theron.fr (général) et www.michel-theron.eu (artistique)

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