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Les enfants oubliés de la République

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Depuis quelques années, la situation des enfants placés en établissements ou en familles d’accueil au titre de la protection de l’enfance suscite des interrogations sur la foi des témoignages de certains de ceux qui ont vécu ces placements. Le récent procès de Châteauroux relatif à la maltraitance organisée de mineurs par des familles d’accueil sans agrément révèle des faits indignes. Au-delà des carences de personnes ou de services, ces constats interrogent nos représentations de l’éducation et de l’aide aux personnes fragiles. Avec une intensité dont il n’est pas toujours aisé de mesurer les conséquences concrètes quand il faut décider et mettre en œuvre ces aides.

Un métier difficile

Lorsque, du fait de difficultés familiales, des enfants sont en danger physique et psychologique, l’État doit leur fournir la protection et l’éducation dont ils sont privés. Ce principe est sans discussion. Cependant, en situation concrète, de nombreuses difficultés surgissent quand il s’agit de construire une aide réelle et pertinente. C’est à tel point que les interventions peuvent être trop tardives ou trop précipitées, trop intenses ou trop discontinues, exposées à l’insuffisance de moyens humains ou matériels. Jusqu’à un certain point, cela n’est pas étonnant puisque, en matière d’éducation, il est assez facile de décrire ce qu’il ne faut pas faire et beaucoup plus difficile de prescrire et de mener à bien des actions convenables. Pourtant, des savoirs et des normes doivent donner à ces incertitudes des bornes acceptables permettant de formaliser les conduites des personnes impliquées dans l’éducation de ces enfants et d’évaluer leur pertinence.

 

C’est pour atteindre ces objectifs que s’est construite après la Seconde Guerre mondiale ce qu’on appelle l’éducation spécialisée, qui dispose de moyens spécifiques et d’un personnel formé. Cette aide aux enfants en difficulté est organisée par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) qui est dévolue aux départements et la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) qui est gérée par le ministère de la Justice (au titre des ordonnances de 1945 sur l’enfance en danger) 1.

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