Quelques jours avant la visite du pape François en Corse, le 15 décembre 2024, il se murmurait dans les coulisses du diocèse que l’appel aux dons lancé par le cardinal Bustillo avait été fructueux. Environ un million d’euros (sur les deux millions qu’aura coûté l’organisation de la visite) avaient déjà été récoltés grâce à de nombreux mécènes : grande distribution, concessions automobiles, établissements bancaires, compagnies maritimes, simples fidèles. Un donateur anonyme a financé le mobilier liturgique spécialement conçu pour les célébrations par l’association proche de l’extrême droite SOS Calvaires (cf. Golias Hebdo n°843). Cet élan de générosité n’est cependant pas suffisant pour couvrir les frais dans un diocèse qui connaît déjà de grandes difficultés financières et est contraint depuis quelques années à vendre son patrimoine au compte-gouttes. Quelques mois après son installation dans l’île, en 2021, François-Xavier Bustillo avait sollicité une évaluation des finances. Un audit avait révélé un état économique très complexe : un écart entre les dépenses et les recettes qui s’accentue au fil des ans, mettant en péril la pérennité financière de l’association diocésaine. La visite de François ne va donc rien arranger. Golias
Albi : un curé cherche du travail
L’Eglise catholique du Tarn est en mauvaise posture financière. Pour alerter au sujet de cette situation, le père Xavier Cormary a publié un CV en ligne postulant sur le marché du travail à l’horizon 2027. L’homme est connu localement pour