La loi dite « pour le plein emploi » est entrée en vigueur le 1ᵉʳ janvier dernier. L’une des dispositions impose aux allocataires du Revenu de solidarité active (RSA) quinze heures hebdomadaires d’activité et l’inscription auprès de France Travail. Une logique punitive au détriment des plus fragiles.
La France est devenue un laboratoire social et les précaires en sont les cobayes. Depuis le 1er janvier, les allocataires du Revenu de solidarité active (RSA) doivent désormais effectuer 15 heures d’activité par semaine pour continuer à percevoir les 634,71 euros par mois, pour une personne seule. Cette activité peut être constituée de bénévolat, d’emplois précaires, de formation professionnelle, de candidatures à des offres d’emploi ou encore de démarches administratives (accès aux droits, à la santé, au logement, à la garde d’enfants…). Mais la logique de la solidarité déployée avec le RSA est totalement modifiée : « Déjà sous surveillance, les pauvres passent sous contrainte », écrit la Ligue des droits de l’Homme (LDH) dans un communiqué publié le 8 janvier.
Cette réforme concerne non seulement les près de 2 millions d’allocataires, mais aussi leurs familles, soit un total de 3,65 millions de personnes parmi les plus en difficultés dans notre pays, dont les conditions d’existence vont dépendre de cette double contrainte de l’inscription à France Travail et de l’exercice d’un temps d’activité. L’obligation s’accompagne d’un renforcement des contrôles. France Travail (ex-Pôle emploi, ex-ANPE) prévoit de tripler ses contrôles annuels de recherche d’emploi. Ceux-ci devraient passer de 500 000 à 1,5 million dans les deux prochaines années.
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