Suite à un fait divers sordide impliquant un réfugié afghan, la droite allemande (CDU) par l’intermédiaire de Redrich Merz, tête de liste chrétienne-démocrate aux élections anticipées du 23 février prochain, a fait voter des textes hostiles aux migrants au parlement avec les voix de l’AfD, parti d’extrême droite qui compte dans ses rangs des néonazis. Le projet de loi entend notamment généraliser la détention immédiate des personnes devant être expulsées, la suspension du regroupement familial, ou encore l’accélération des procédures d’asile. La manœuvre a provoqué la colère du chancelier Olaf Scholz, qui a reproché à la CDU d’avoir brisé le « cordon sanitaire » qui a jusque-là empêché les partis traditionnels allemands de s’engager avec l’extrême droite. Les Eglises catholique et évangéliques allemandes se sont associées pour dénoncer elles aussi cette alliance dangereuse et « troublante » : « Ces discours sont de nature à diffamer tous les migrants vivant en Allemagne, à attiser les préjugés et ne contribuent pas, à notre avis, à résoudre les questions qui se posent réellement », affirme un communiqué cosigné par Anne Gidion (EKD) et Karl Jüsten (catholique), responsables des services de liaison des Églises avec les instances politiques à Berlin. Golias
Jeunes croyants : le péril identitaire
Une toute récente enquête de l’Ifop rappelle que la France compte 7 % de musulmans (contre 37,5% d’athées et 43% de catholiques). Le grand remplacement attendra. En revanche, les musulmans sont davantage pratiquants (80 %) contre 43 % en moyenne