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Trump redécoupe les relations commerciales

Le président américain reprend un grand classique de Washington : relever des droits de douane quand son industrie est en chute libre. Cela élève néanmoins des incertitudes sur l’économie mondiale.


Donald Trump sonne la charge du retour du protectionnisme ? En tout cas, le nouveau président des États-Unis vient d’imposer par décret des droits de douane de 25 % sur les importations en provenance du Canada et du Mexique, ses partenaires du traité dit de libre-échange appelé ALENA depuis le début des années 1990. Un cadre commercial qui fait traverser les équipements automobiles six fois le Rio Grande avant d’être assemblés du côté de Détroit dans une usine américaine pour donner naissance à un véhicule sous la marque Ford ou sous l’une du groupe General Motors. Dans le même temps, le nouvel homme fort de Washington a imposé 10 % de droits de douane aux importations chinoises. Déjà, les Bourses mondiales sont en chute libre.


Les voisins des États-Unis ont commencé à répliquer. L’Ontario, poumon économique du Canada, a annoncé qu’il allait exclure les entreprises américaines des marchés publics, tandis que Mexico s’est montrée ouverte à la négociation. En réaction, Washington a reporté d’un mois l’application des droits de douane. De son côté, la Chine a annoncé une taxe de 15 % sur les importations de charbon et de gaz naturel liquéfié américains. Les importations de véhicules seront aussi taxées et Google va faire l’objet d’une enquête antimonopole. L’atelier du monde est conscient de sa puissance et réplique en conséquence.


Si les décisions prises par Donald Trump sont importantes dans la mesure où l’économie peut pâtir d’une guerre commerciale généralisée, il serait faux de l’analyser comme le « retour » du protectionnisme, car il a toujours été là, au moins en partie. Il semble néanmoins que c’est désormais sur la modalité des échanges appelée « protectionnisme » que l’accent est mis ; ne serait-ce que parce que ce type de mesures s’est multiplié depuis l’effondrement des chaînes logistiques mondiales lors de l’apparition du Covid-19.

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