Les États-Unis sont depuis longtemps le premier pourvoyeur mondial de l’aide au développement. Ils y ont consacré plus de 64 milliards de dollars en 2023 et déjà 14 milliards pour le début de l’année 2024 spécifiquement pour l’aide humanitaire (42 % des financements mondiaux). Or, Donald Trump vient d’ordonner la suspension de tous les programmes d’aide étrangère des États-Unis pour une durée de 90 jours, à l’exception de l’aide alimentaire d’urgence, ainsi que de l’assistance militaire pour Israël et l’Égypte. Semant instantanément la peur un peu partout dans le monde. Au Malawi, par exemple, certains habitants commencent à stocker les médicaments auxquels ils peuvent accéder, et l’organisation locale Lighthouse, qui distribue des traitements contre le VIH, aurait fermé ses portes. La panique s’empare également du Soudan du Sud, victime d’une épidémie de choléra et où 3 000 personnes comptent sur l’aide américaine après avoir perdu leur maison dans les inondations. Le secrétaire d’État Marco Rubio justifie cette mesure par la nécessité de réévaluer l’aide en fonction de l’intérêt national, mais tout le monde craint une réduction importante des dépenses. Golias
Jeunes croyants : le péril identitaire
Une toute récente enquête de l’Ifop rappelle que la France compte 7 % de musulmans (contre 37,5% d’athées et 43% de catholiques). Le grand remplacement attendra. En revanche, les musulmans sont davantage pratiquants (80 %) contre 43 % en moyenne