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Retraite : l’offensive de la capitalisation

Le Medef et la CPME veulent profiter des rencontres entre syndicats et patronats sur les retraites, à la suite de l’accord entre François Bayrou et les socialistes, pour imposer l’idée du système par capitalisation.


Le « conclave » sur les retraites, négocié entre François Bayrou et le Parti socialiste en échange de leur retrait du Nouveau Front populaire, a tenu sa première réunion le jeudi 27 février. Syndicats et organisations patronales se rencontreront durant les trois prochains mois pour ramener à l’équilibre le système des retraites d’ici cinq ans, tout en trouvant des améliorations possibles dans la réforme de 2023, sans revenir sur l’absence d’augmentation des cotisations sociales ou sur le report de l’âge de départ à 64 ans. Une série de rendez-vous thématiques vont se succéder chaque semaine, avant d’aboutir potentiellement à un accord fin mai.


Les positions de départ sont très divergentes : les syndicats ont plusieurs revendications portant notamment sur l’égalité salariale entre hommes et femmes ; et souhaitent tous remettre en cause le recul de l’âge de départ. Interrogés sur leur position, les représentants du patronat ont rappelé leur attachement à garantir l’équilibre budgétaire de la réforme, sans hausse de cotisations. « Nous arrivons dans un état constructif, s’est présentée Diane Deperrois, du Medef, à la sortie de la réunion (Public Sénat, 27.02.25). Simplement, il faut avoir conscience du fait que la réforme Borne de 2023 a produit un certain nombre d’effets, (…) insuffisants pour être à l’équilibre. » Force ouvrière a claqué la porte dès  la première rencontre à Matignon. Son représentant, Michel Beaugas, a pris la parole en premier, disant refuser toute participation à une telle « mascarade ». « Ni le format, ni le périmètre, ni la méthode ne nous conviennent », a-t-il déclaré, expliquant que le courrier de cadrage des débats transmis la veille aux négociateurs par François Bayrou « a fini par nous convaincre de ne pas venir ».

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