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RSA, le tour d’écrou continue

Toujours plus loin dans la persécution des pauvres. Après avoir obligé les allocataires du RSA à 15 heures hebdomadaires d’activité, le gouvernement prévoit de couper leur prestation en cas de « manquements ».


Le gouvernement continue de faire plaisir à une partie de son électorat âgé et aisé, la seule tranche de la population – à droite comme au centre-gauche – qui répond favorablement aux sanctions contre les chômeurs et les allocataires de prestations sociales, quand ces derniers sont présentés comme des profiteurs, voire des fraudeurs. Une position dans la droite ligne du responsable Les Républicains, Laurent Wauquiez, quand il dénonçait « le cancer de l’assistanat » en 2011, prétendant qu’« un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu’un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au smic. Ça c’est la société française qui tourne à l’envers ». Une affirmation totalement fausse, mais qui a accompagné un immense tour de vis contre les plus pauvres. Un tour de vis qui n’en finit pas.


Retour à la fin de l’année 2023. À l’époque, Élisabeth Borne était encore à Matignon. Encore ébranlée par la contestation quasi-unanime contre la réforme des retraites, elle faisait adopter, avec l’appui des députés du groupe de Laurent Wauquiez (LR), la « loi plein-emploi » qui comprenait, entre autres, une nouvelle réforme du RSA. Cette loi est entrée en vigueur le 1ᵉʳ janvier dernier, malgré les avis défavorables du Conseil économique, social et environnemental ainsi que de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme et du Comité national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Malgré également l’avis négatif exprimé par toutes les associations qui accompagnent les allocataires du RSA, comme ATD Quart-Monde ou le Secours catholique.

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