Le 19 mars, le maire d’Istanbul, Ekrem İmamoğlu, membre du principal parti d’opposition à Erdogan, le Parti républicain du peuple (CHP), rival du chef de l’État, a été arrêté par la police turque. La veille, l’université d’Istanbul avait retiré au maire son diplôme, ce qui l’empêche de se porter candidat aux prochaines élections présidentielles. En vertu de la Constitution turque, les candidats à la présidence doivent en effet être titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur. Cette arrestation arbitraire intervient alors que le parti d’opposition s’apprêtait à désigner le populaire maire d’Istanbul comme son candidat pour défier le président Erdogan lors des élections présidentielles de 2028. Depuis, les étudiants turcs sont descendus dans la rue et sont eux aussi victimes d’une répression décomplexée. Près de 2000 personnes ont été arrêtées et environ 300 incarcérées, dont des étudiants, des journalistes et l’avocat du maire d’Istanbul. Golias

Europe : l’immigration inéluctable
Selon les projections officielles d’Eurostat, la population de l’Union européenne diminuera d’environ 9 % d’ici à 2050 par rapport à 2025 si les migrations cessent totalement. Le déclin devrait se poursuivre au cours des décennies suivantes, pour atteindre 23 %



