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L’attaque tous azimuts de Donald Trump

L’administration américaine aux mains de Donald Trump et de ses soutiens vient de lancer une campagne jamais vue depuis 1971 contre les règles commerciales, qui avaient été largement imposées par les États-Unis précédemment. L’imposition de tarifs douaniers sans concertation désorganise l’économie mondiale qui se dirige vers la récession.


La crise est là et son ampleur sera mondiale. Avec l’annonce, le 2 avril dernier, d’une hausse généralisée des droits de douane américains, Donald Trump a pris le monde entier par surprise. Bien sûr, le président américain avait annoncé avant même sa campagne qu’il allait pénaliser les importations pénétrant sur le sol américain, mais personne n’avait prévu une telle offensive généralisée, ni les niveaux atteints. Entourant sa décision d’une campagne de communication qui l’a fait baptiser ce 2 avril « Liberation Day » (Jour de la Libération), Donald Trump a astreint 10 % de droit de douane sur toutes les importations, ajoutant dans le même mouvement une surtaxe de 20 % pour tous les produits européens : vins, fromages, véhicules, composants industriels, etc. (Frustration magazine, 10.04.25). Moins d’une semaine plus tard, la présidence américaine a lancé une autre salve, extrêmement agressive : tout produit chinois est désormais frappé d’une taxe de 104 %. La Maison-Blanche a enclenché une surenchère, car la Chine a riposté avec une surtaxe de 84 %. Ripostant à son tour, les États-Unis ont porté leurs droits de douane à 145 %, auxquels Beijing a répondu par une hausse à 125 % sur tous les produits américains.


Pour les économistes de la Deutsche Bank, la décision de l’administration américaine représente « le plus grand choc pour le système commercial mondial depuis l’effondrement de Bretton Woods en 1971 », date à laquelle les États-Unis, en difficulté déjà face à la concurrence accrue des Européens, Allemands en tête, et du Japon, avait décidé de réduire à néant les accords économiques signés à la fin de la Seconde Guerre mondiale, sous son égide, pour établir un système monétaire international stable, contrairement aux lendemains de la Première Guerre mondiale, permettant ainsi le développement des échanges par un subtil mélange de protectionnisme pour rebâtir le tissu industriel et le système agricole, accompagné de négociations pour baisser progressivement les tarifs douaniers dans divers secteurs.

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