Dans son ouvrage Au nom de la nature (éd. Rue de l’Échiquier), paru le 21 février, le journaliste Olivier Van Beemen évoque l’enquête qu’il a menée pendant trois ans auprès d’African Parks. Cette ONG de conservation de la nature gère 23 parcs dans treize pays africains et emploie cinq mille personnes qui travaillent sur vingt millions d’hectares. L’objectif affiché par l’ONG est de protéger les écosystèmes fragiles et de sauver de l’extinction la faune et la flore africaines. De son côté, le journaliste néerlandais dénonce des pratiques néocolonialistes de l’organisation, qui excluent les populations locales de la terre de leurs ancêtres. Soutenue par des États occidentaux, des philanthropes et des célébrités, elle développe un modèle de conservation fondé sur la militarisation, la privatisation des terres et une gouvernance dominée par des élites occidentales. Selon Olivier Van Beemen, African Parks est un cas d’école du néocolonialisme vert. Son modèle repose sur l’idée que les Africains ne seraient pas capables de gérer eux-mêmes leurs parcs. Or, les dirigeants sont presque exclusivement blancs et les décisions sont prises sans consultation des populations locales. Golias

Europe : l’immigration inéluctable
Selon les projections officielles d’Eurostat, la population de l’Union européenne diminuera d’environ 9 % d’ici à 2050 par rapport à 2025 si les migrations cessent totalement. Le déclin devrait se poursuivre au cours des décennies suivantes, pour atteindre 23 %



