Dans un livre-enquête paru le 17 avril 2025, L’Abbé Pierre, la fabrique d’un saint (Allary Editions), les journalistes Marie-France Etchegoin et Laetitia Cherel révèlent que le Vatican était au courant dès l’automne 1955 des agissements de l’abbé Pierre, visé depuis juillet 2024 par des accusations d’agressions sexuelles : « Dès l’automne 1955, non seulement le haut clergé français connaissait la face noire et la dangerosité de l’abbé Pierre, mais le Saint-Siège aussi. » En s’appuyant sur le compte-rendu d’une réunion plénière de la Suprême congrégation du Saint-Office du 18 mars 1957, l’enquête affirme qu’ « une procédure judiciaire, entamée par l’organe de la curie romaine chargé de contrôler les mœurs et la foi des membres de l’Église, le Saint-Office », a été « freinée par les évêques en France, vite refermée et enterrée deux ans plus tard, en 1957 ». Anticipant une nouvelle bombe médiatique, la Conférence des évêques de France a publié un communiqué dans lequel elle annonce vouloir faire la lumière sur « le comportement des évêques français qui étaient en responsabilité au sein de l’ancienne ACA (l’Assemblée des cardinaux et des archevêques, ancêtre de la CEF), dans les années 1950. Il y aura à comprendre aussi comment tout cela a pu être oublié, et disparaître potentiellement des archives du Centre national des archives de l’Église de France à partir de 1970 ». Golias
Jeunes croyants : le péril identitaire
Une toute récente enquête de l’Ifop rappelle que la France compte 7 % de musulmans (contre 37,5% d’athées et 43% de catholiques). Le grand remplacement attendra. En revanche, les musulmans sont davantage pratiquants (80 %) contre 43 % en moyenne