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L’insertion sacrifiée sur l’autel de la rentabilité

Un appel d’offres lancé par Ecosystem, un éco-organisme chargé par l’État de piloter la collecte et le recyclage des appareils électriques et électroniques et les équipements de téléphonie, vient placer au cœur de cette activité la question des intérêts économiques. Au détriment de l’acteur historique du système, le réseau Envie, une organisation à but non lucratif qui a en plus une mission d’insertion : elle a formé et embauché plus de 15 000 personnes éloignées de l’emploi depuis sa création à Strasbourg, en 1984. Parmi la centaine de lots mis en jeu sur la partie logistique, Envie en a conservé quinze, gagné six, mais surtout perdu neuf, dont cinq principaux. « On estime qu’un millier d’emplois sont menacés directement ou indirectement, dont les trois quarts en parcours d’insertion », explique son délégué général Guillaume Balas. Selon lui, l’appel d’offres « a surtout privilégié les critères tarifaires ». Autre constat, la puissance publique privilégie le recyclage au réemploi et au reconditionnement, aux antipodes des ambitions affichées par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (Agec) votée en 2020. Golias

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