Où est passé le travail non diplômé ? Toujours présent, son volume d’heures travaillées a chuté ces dernières années. Loin d’être unilatéralement une bonne nouvelle, cette chute est surtout liée à la plus grande précarisation de la main-d’œuvre non diplômée, qui voit augmenter les horaires fragmentés et les périodes de chômage.
Un nouveau rapport sur l’état de l’emploi en France, publié en mars dernier par le Conseil d’analyse économique (CAE), un organisme rattaché à Matignon. L’analyse du CAE sert à documenter l’objectif que s’est donné l’exécutif d’augmenter le volume d’heures travaillées. Au détour des données, ce rapport foisonnant donne des indications sur la question de l’emploi des personnes peu diplômées. L’occasion de comprendre son évolution durant ces dernières décennies ; mais aussi l’occasion de montrer comment des statistiques peuvent être mal comprises lorsqu’elles entrent dans le débat public.
Au détour d’une page, le titre d’une rubrique alerte le lecteur : « L’effondrement du travail des peu qualifiés. » Il est suivi de deux paragraphes d’analyse de graphiques : « On peut voir que le nombre total d’heures de travail des peu qualifiés s’est effondré. Celui des hommes peu qualifiés a reculé de 40 % en 30 ans ! Les hommes de 16 à 74 ans ayant un niveau d’éducation primaire ou secondaire 1er cycle ou inférieur travaillent en moyenne moins de 600 heures annuelles aujourd’hui, contre plus de 1400 heures (soit plus de deux fois plus) pour les hommes diplômés du supérieur. » Les chiffres sont alarmants et semblent sans ambiguïté.
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