Depuis 2020 et la loi anti-gaspillage, les entreprises textiles n’ont plus le droit de détruire leurs invendus. Elles peuvent en faire don à des associations moyennant l’exonération fiscale prévue en la matière. Une récente enquête du média Disclose met en lumière ce petit manège qui permet à des géants comme Shein, Decathlon ou Kiabi de rafler des millions d’euros d’argent public. Comble du système, les associations se retrouvent avec des tonnes de vêtements sur les bras qui finissent par se retrouver soit sur le continent africain, soit par être détruits, en France, à leurs frais, ou à ceux des communes, pendant que les marques s’en sont débarrassées avec bonus fiscal à la clé. Ce qui ne risque pas de contrer la frénésie productiviste de l’industrie textile qui met en circulation 100 pièces de vêtements chaque seconde sur le marché français (+ 30 % en 5 ans). L’archétype d’une loi mal pensée et donc contre-productive. Golias

Le monde des petites fermes en crise
Selon Terre de liens, 40 000 petites fermes ont disparu en France ces trois dernières années. La cartographie établie traduit « un véritable plan social à bas bruit » selon Coline Sovran, chargée de plaidoyer de l’association. Ce qui favorise



