Comme le veut la tradition, Léon XIV s’est exprimé devant 3000 journalistes et représentants des médias réunis dans la salle Paul VI au Vatican. Une conférence de presse durant laquelle il a su plaire tout en se montrant sincère. « Permettez-moi donc de réitérer aujourd’hui la solidarité de l’Église avec les journalistes emprisonnés pour avoir tenté de dire et de rapporter la vérité. Et par ces mots, de demander également la libération de ces journalistes emprisonnés. (…) L’Église reconnaît dans ces témoins – je pense à ceux qui rendent compte de la guerre au prix de leur vie – le courage de ceux qui défendent la dignité, la justice et le droit des peuples à être informés, car seuls des peuples informés peuvent faire des choix libres », a-t-il déclaré, ne manquant pas de convaincre son auditoire directement concerné.
Se plaçant quelque peu dans la continuité de François, le nouveau pape a joué la carte de la proximité avec les journalistes, dans un style direct et relativement décontracté. « Vous êtes en première ligne pour narrer les conflits et les espoirs de paix, les situations d’injustice et de pauvreté, et le travail silencieux de nombreux pour un monde meilleur. C’est pourquoi je vous demande de choisir avec conscience et courage le chemin d’une communication de paix. » « Avec le temps, nous allons apprendre à mieux faire connaissance », a-t-il conclu.
Dans son adresse, le pontife américain s’est également montré très concerné par la réalité du monde contemporain. Au sujet du développement de l’intelligence artificielle, il a appelé à la prudence face à des technologies qui possèdent un « immense potentiel » mais demandent du « discernement et de l’intelligence pour le bien de tous ». « Nous vivons des temps difficiles qui représentent un défi, il ne faut pas céder à la médiocrité », a-t-il affirmé. Au sujet de l’Église catholique, Léon XIV a évoqué en ces termes la situation actuelle : l’enjeu est de « promouvoir une communication capable de nous faire sortir de notre tour de Babel », en évitant au mieux les propos « idéologiques ou sectaires ». Les concernés se reconnaîtront. Golias