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Nouveau brainstorming autour de la protection sociale

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Toujours à la recherche d’économies comptables, l’exécutif pousse à la modification du financement de la protection sociale. Un souci qui cache un retrait du financement public et une plus grande charge sur le dos des particuliers.


« Sur 1 000 euros de dépenses publiques, nous devons faire 70 euros d’économies d’ici 2029, a lancé Emmanuel Macron, mi-mai, sur la messagerie numérique LinkedIn. Le cœur de la bataille : permettre à tous de travailler et de maîtriser nos dépenses. » En clair, le président de la République vise à réduire les dépenses sociales, car cette déclaration est accompagnée d’une illustration représentant les dépenses publiques de manière à montrer que la moitié d’entre elles est constituée des pensions de retraite (253 milliards d’euros), des dépenses de l’assurance maladie (201 milliards d’euros) et des autres comptes de la protection sociale, comme les allocations familiales, l’assurance chômage, etc. (107 milliards). Une illustration reprise le lendemain par le ministre de l’Économie et des Finances, Eric Lombard : « Voici ce que représentent 1 000 euros de dépenses publiques. »


Le mardi 13 mai, Emmanuel Macron avait annoncé, lors de son interview sur TF1, qu’il invitait syndicats et organisations patronales à débattre du financement de la protection sociale lors d’une conférence organisée par le gouvernement. Une partie de ces acteurs se rencontre déjà régulièrement autour du dossier des retraites, conformément à la promesse faite par François Bayrou. Medef, CPME, CFDT et CFE-CGC n’ont pas attendu les déclarations du chef de l’État pour mettre ce sujet au menu de leurs discussions (Les Échos, 14.05.25).


Le président du Medef parle d’un « transfert d’une partie du coût de la protection sociale vers la fiscalité, la CSG, la TVA sociale », alors que du côté des syndicats, on propose d’étendre les cotisations aux revenus du capital, notamment aux dividendes dont les montants ont explosé depuis la première élection d’Emmanuel Macron. Plus particulièrement, la CFDT propose plusieurs mesures comme la compensation intégrale des « exonérations de Sécurité sociale par l’État » ; la suppression des « exonérations forfaitaires de cotisations patronales sur les heures supplémentaires » ; et le conditionnement des « exonérations générales (CICE, CIR…) à des effets prouvés sur l’emploi et/ou le pouvoir d’achat ».

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