Lancée depuis le 24 janvier 2024, par l’association Act LGBT, une initiative citoyenne européenne (ICE) proposant l’interdiction des thérapies de conversion a atteint le million de déclarations de soutien nécessaires, à un jour de la date butoir fixée au 17 mai 2025. Une forte mobilisation, principalement en France, a permis le recueil des signatures nécessaires. Ce sont finalement 1 245 626 de soutiens qui ont été récoltés dont 669 912 français. Pour rappel, les « thérapies de conversion » sont des pratiques « qui visent à modifier ou à supprimer l’orientation, l’identité ou l’expression sexuelles d’une personne lorsqu’elles ne sont pas conformes à la norme dominante perçue ». Elles s’appuient sur un postulat selon lequel l’homosexualité, la bisexualité et la transidentité sont des maladies qu’il conviendrait de guérir. Un certain nombre d’entre elles sont hébergées par des mouvements catholiques Bien qu’interdites en France, les thérapies de conversion ne font pas l’objet d’une interdiction ou d’une restriction légale dans 19 des 27 pays membres de l’Union européenne (UE). La Commission européenne doit désormais vérifier la validité de l’ICE avant d’envisager une quelconque législation. A. B.
Jeunes croyants : le péril identitaire
Une toute récente enquête de l’Ifop rappelle que la France compte 7 % de musulmans (contre 37,5% d’athées et 43% de catholiques). Le grand remplacement attendra. En revanche, les musulmans sont davantage pratiquants (80 %) contre 43 % en moyenne