Le 2 juillet 2025, a été rendu public le rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur les violences en milieu scolaire, menée par les députés Violette Spillebout (EPR) et Paul Vannier (LFI). Durant plus de quatre mois, la commission présidée par la députée PS Fatiha Keloua Hachi (PS) a interrogé plus de de 140 personnes. Des travaux enclenchés suite au retentissement de l’affaire Bétharram qui a engendré une libération de la parole un peu partout en France de la part de victimes au sein de l’enseignement catholique privé. Le rapport de la commission parlementaire, bien que ne portant pas exclusivement sur Bétharram, consacre 60 pages à la chronologie des défaillances autour de l’établissement, détaillant notamment le nombre effarant de plaintes restées sans suite.
Parmi les 50 recommandations du rapport d’enquête, l’accent est mis tout particulièrement sur le renforcement du contrôle par l’Etat des établissements privés sous contrat, dont la grande majorité, en France, sont catholiques. La commission recommande ainsi de confier à la direction générale de l’enseignement scolaire les mêmes missions, s’agissant des établissements privés sous contrat, que celles qui lui sont confiées pour les écoles et établissements publics. Le rapport déplore de façon générale une prévention insuffisante, tant auprès des élèves que des personnels. Il met en avant des procédures de signalement qui ne sont pas encore suffisamment systématiques, remettant en cause la nécessité de passer par la voie hiérarchique. Par ailleurs, une recommandation a fait grand bruit dans les milieux catholiques et pour cause. Le rapport préconise de lever le secret de la confession dans le cadre d’abus sur mineur. Ce qui n’est pas sans rappeler le rapport sur les abus sexuels commis dans l’Église, publié en octobre 2021 par la Ciase, qui remettait lui aussi en question ce secret. Éric de Moulins-Beaufort, alors président de la Conférence des évêques de France (CEF) avait à ce moment-là réaffirmé que « la confession doit rester secrète et le secret de la confession restera parce que cela ouvre un espace de parole libre qui se fait devant Dieu et, en ce sens-là, est plus fort que les lois de la République ». Oubliant que des existences entières sont en jeu. De son côté, l’Enseignement catholique est enfin décidé à agir concrètement en lançant un audit du fonctionnement de ses 596 internats. Une mission d’expertise confiée à six personnalités dont Alain Esquerre, porte-parole du collectif des victimes de Bétharram et la présidente de l’Apel (Association des parents d’élèves de l’enseignement libre) Hélène Laubignat. Cette mission devra rendre ses conclusions à échéance de mi-septembre 2025. Golias





Une réponse sur “Bétharram : le temps de changer les choses”
Alain Esquerre n’a jamais été interne. Sa connaissance des conditions de vie en internat ne vient que des déclarations de témoins qu’il a interceptées avant qu’elles soient transmises à la Gendarmerie dans le but d’écrire un bouquin. Quant à l’APEL, elle a toujours soutenu la ´Congrégation et les brutes qu’elle a recrutées comme « éducateurs » (surveillants) contre l’intérêt des enfants de ses membres.