Merci à Michel Gigand et Jean-Marie Peynard de rappeler, dans leur article ainsi intitulé dans Golias Hebdo n° 871, l’apport inestimable du théologien Joseph Moingt. Joseph Moingt a fait faire un grand pas en avant dans la compréhension de la foi pour notre époque. Les autorités religieuses ont tout fait pour qu’on l’ignore (au point qu’il a eu du mal à trouver un éditeur pour L’esprit du christianisme et que la revue Les Études elle-même en a fait une recension a minima et totalement édulcorante). Dans un article de Golias Magazine n° 195 (nov. Déc. 2020), je qualifiais la théologie de Joseph Moingt de « révolution copernicienne dans l’expression de la foi » et j’écrivais :
« Au fil de la lecture de L’esprit du christianisme, l’importance des notions revues de façon critique est en effet impressionnante : signification originaire du baptême, de l’eucharistie, mise en cause de l’institution sacerdotale et de la conception hiérarchique de l’Église, compréhension reconsidérée de la mort de Jésus, de sa désignation comme fils de Dieu, de sa résurrection, de la maternité virginale de Marie, de l’incarnation, de la Trinité, du salut, de la notion de révélation, de celle de toute-puissance de Dieu… L’enjeu est celui d’un ressourcement de l’esprit du christianisme dans un souci de respect de la vérité et d’ouverture d’une perspective d’avenir. Le magistère de l’Église catholique ne semble pas encore prêt à une telle tâche de mise à jour et d’aggiornamento. ».
Dans le prolongement de l’article de M. Gigand et J.M. Peyanrd, j’apporte quelques citations de J. Moingt concernant l’humanité de Jésus et de son enseignement, et dénonçant la déviation historique, intervenue très tôt, de la théologie, faisant de Jésus un personnage de fiction surnaturel :
Divinité de Jésus, un malentendu ; ne pas voir en lui « un extraterrestre » :
« Dans le Nouveau Testament, l’attribution du nom de Dieu au Christ est extrêmement rare, et d’ailleurs discutable… [et] on ne peut pas soutenir que le récit évangélique comme tel, ni la prédication apostolique comme totalité, aient pour but de faire reconnaître la divinité du Christ » (L’homme qui venait de Dieu, éd. du Cerf 2008, p. 92)
« (…) la signification et la motivation de la divinité du Christ dont témoigne l’ensemble du Nouveau Testament : le sens n’en est pas l’attribution à Jésus d’une origine divine, ni le motif d’en imposer la reconnaissance comme condition de salut. Mais le fait que Dieu se révèle dans un homme, Jésus, pour être connu de tous, ou, plus exactement, pour faire savoir à tous les hommes qu’il les aime au point de les appeler à vivre avec lui et en lui pour l’éternité… » (L’esprit du christianisme, éd. Temps Présent, 2018, p. 102).
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