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La cécité de Bayrou sur la baisse des recettes publiques

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Comme prévu, le plan Bayrou fait des dépenses publiques les responsables de l’accroissement de la dette. Le problème se situe en réalité dans la baisse des recettes publiques depuis 2017, comme le reconnaissent largement les Parlementaires. Pauvres, retraités et fonctionnaires sont mis à contribution pour financer les acquis fiscaux des plus riches.


Mardi 15 juillet après-midi, le Premier ministre François Bayrou a présenté son plan pour le budget 2026, invoquant « un moment de vérité » destiné à appeler la grande masse des Français, aux revenus moyens, voire bas, à renflouer les caisses de l’État. Il faut dire que depuis 2017 la dette publique s’est accrue dans des proportions jamais vue : +50 %, à l’issue d’une augmentation de plus de 1 000 milliards d’euros, alors que les dépenses publiques n’ont pas bougé en proportion de la richesse produite qui est mesurée à travers le ‘‘produit intérieur brut’’, le fameux PIB.


L’« année blanche » est la principale mesure présentée par le Premier ministre. Elle consiste dans le gel des dépenses sociales et des barèmes fiscaux pour l’année 2025. Une autre mesure marquante – elle aussi très contestée — est la suppression de deux jours fériés. Elle pourrait rapporter au maximum 3,7 milliards d’euros selon l’Insee, soit le même ordre de grandeur que l’impôt sur la fortune (ISF) qui a été supprimé par le chef de l’État Emmanuel Macron au début de son premier mandat. Dernière mesure marquante, la suppression d’un poste de fonctionnaire partant à la retraite sur trois. Avec les autres mesures annoncées, le plan Bayrou porte sur 44 milliards d’euros de consolidation budgétaire.


Durant les débats parlementaires, « le gel des barèmes fiscaux et des prestations sociales pourrait être abandonné en temps voulu pour permettre des concessions », suppute Claudia Panseri, stratège en investissements chez l’une des filiales françaises de la grande banque d’affaire suisse UBS, dans sa lettre hebdomadaire destinée à ses riches clients. Il faut dire que l’absence de revalorisation des barèmes fiscaux représenterait un coût de 100 euros pour chacun des 17,5 millions de contribuables assujettis à l’impôt sur le revenu ; sans oublier que 300 000 personnes qui en sont actuellement exemptées deviendraient imposables alors que leur augmentation de revenus n’aura fait que suivre l’évolution de l’inflation, sans gain de pouvoir d’achat.

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