Année C. 17ème Dimanche du TO, Lc 11, 1-13
Une manière particulière de s’adresser à Dieu
«1. Alors qu’il est en prière en un lieu quelconque, lorsqu’il s’arrête, voici que l’un de ses disciples lui dit :
— Maître ! Enseigne-nous à prier, puisque Jean aussi l’enseigne à ses disciples !
2. Il leur dit : — Lorsque vous priez, ne marmottez pas comme le font les autres ; certains s’imaginent qu’ils sont entendus s’ils barbotent de longues litanies. » (Lc 11)
Innocemment, le texte des Archives nous montre que Jésus priait et recommandait de le faire. N’importe où. C’est à dire pas particulièrement au Temple de Jérusalem…
Le fait qu’il ne parle prière à ses disciples que sur leur insistance, montre aussi que celle-ci n’était pas l’essentiel de son enseignement, davantage tourné vers la situation de vie des femmes et des hommes d’Israël que vers les pratiques religieuses du judaïsme traditionnel.
Et enfin, une insistance à ne pas en faire trop, question bavardage[1] comme le rend si bien la traduction d’André Sauge. Le Souffle de la Vie qui vous habite ne sollicite pas les bavardages de ceux qui l’hébergent en eux. Soyez brefs ! Un Maître spirituel bien particulier que ce Nazaréen, déjà…
Une prière ancienne et… surprenante !
« Dites : « Père,
— Que jamais l’un de tes noms ne fasse l’objet de manipulations.
— Que ton Règne s’avance jusqu’à nous,
— 3 Notre pain, celui du jour qui vient, donne-le-nous aujourd’hui !
4 Et affranchis-nous de nos dettes, puisque nous-mêmes nous remettons inlassablement à ceux qui nous doivent”.» (Lc 11)
Texte particulièrement concis, structuré en 3 demandes que vient clore un récapitulatif assurant le priant de l’accord évident, contraint pourrait-on dire, de celui auquel il s’adresse. Tout est dit[2]. Voyons en détail.
– La première demande correspond à celle formulée dans le Notre Père traditionnel, en l’explicitant. Aujourd’hui personne ou presque ne comprend plus ce que signifie sanctifier un nom… Saint, Sacré ou Pur sont équivalents pour un hébraïsant (Qadosch hébreu traduit les trois) et rendent le sens de : « à ne pas toucher, souiller, modifier, tripoter. » Le texte grec[3] ne comporte pas d’article défini devant nom. Il ne s’agit donc pas du Nom de Dieu, mais de l’un des noms dont on peut le nommer. Il s’agit donc, pour les disciples, de ne pas assujettir Dieu aux intérêts de nos petites histoires ! Nous sommes prévenus.
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