De Toulouse à Angers, de Guy de Kerimel à Emmanuel Delmas, certains évêques nomment encore en 2025 des prêtres condamnés, comme si la CIASE (commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église) n’avait jamais existé. Mais les catholiques ont désormais décidé de ne plus les laisser faire.
Il est loin le temps où les fidèles pouvaient encore croire que les évêques avaient pris conscience de l’urgence de la situation et allaient tout mettre en œuvre pour faire de l’Église une maison sûre face aux violences et aux abus sexuels.
Les jours qui ont suivi la remise du rapport de la CIASE, les évêques ont été nombreux à exprimer leur effroi et leur détermination à lutter contre ce fléau des violences sexuelles systémiques au sein de leur institution. Voici quelques-uns de leurs messages publiés à l’époque sur le site de la CEF : « L’Église catholique est meurtrie et honteuse. Elle est décidée à combattre le mal », M. Jean-Paul James, évêque de Bordeaux ; « Nous avons honte et voulons redire aujourd’hui aux personnes victimes et à l’ensemble de la société notre détermination à lutter contre ce fléau », M. Dominique Blanchet, évêque de Créteil ; « Ils appellent de notre part une attitude de vérité, de responsabilité et d’engagement pour un vrai renouveau », M. Didier Berthet, évêque de Saint-Dié ; etc.
Plus récemment, le 21 mars 2025, l’ancien président de la CEF, Éric de Moulins-Beaufort, avait déclaré : « Depuis l’an 2000 et le premier livret “Lutte contre la pédophilie”, s’implante une culture de la vigilance et de la bientraitance dont nous voulons qu’elle soit celle de toutes nos instances ecclésiales, – pas seulement de la bienveillance, de la bientraitance, mais aussi d’une vigilance éclairée, lucide, tant nous avons collectivement découvert des continents de violence possible – pas non plus de la seule vigilance qui pourrait tourner à la paranoïa et à la paralysie. Nous travaillons pour que cette culture nouvelle habite les esprits et les cœurs des catholiques en France. Que tous se considèrent comme coresponsables de cette culture. »
Il faut reconnaître que les évêques ne manquent pas de volonté lorsqu’il s’agit de déclarer de belles paroles et promesses devant les fidèles. En revanche, sur la mise en acte, tout reste encore à démontrer.
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